|
La province du Sud-Kivu a célébré, ce lundi 8 mars, la journée internationale de la femme dans l’allégresse et l’inquiétude.
A Bukavu, des centaines de femmes ont bravé la pluie et la boue pour participer au défilé organisé à par la division du genre, famille et enfant. Ce défilé est parti de l’agence de la Société nationale d’assurances (Sonas) et s’est terminé à l’hôtel Métropole dans la commune d’Ibanda. Le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Jean Claude Kibala, a rappelé, dans son mot de circonstance, la femme à continuer son combat pour être représentée à zu moins 30 % dans les instances de prise de décision. « La femme est source de la vie et elle incarne l’existence de la vie. Tout le monde doit la protéger », a-t-il ajouté. Il a profité de cette occasion pour lancer les activités de la marche mondiale des femmes qui sera organisée, cette année, au chef-lieu de la province en Rd Congo.Le bourgmestre de la commune de Bagira, Marie José Mbonekube, a exhorté les femmes à bannir la peur pour mieux s’épanouir. « D’autres manifestations seront organisées au courant de mars qui est le mois de la femme. Il s’agit notamment d’une procession le samedi 13 mars et des visites de réconfort dans quelques territoires », a annoncé le chef de la division provinciale de genre, famille et enfant, Jacqueline Ngengele. Les ong War child et Oubliées du mondé ont visité les femmes détenues à la prison centrale de Bukavu. War Child a donné un pagne neuf à chacune de 37 détenues, notamment 31 femmes et 6 filles. Les 2 ONG leur ont distribué également des boissons sucrées et du pain.Selon ces prisonnières, la justice est malade et lente. Elles s’inquiètent du sort des enfants restés à la maison.12 nourrissons sont détenues avec leurs mamans à la prison centrale de Bukavu. L’événement a été marqué par des jeux récréatifs, des chansons et des danses.A Walungu, l’association Action pour l’enfant oublié (Apeo) a fait défiler les dames de la contrée. « La lutte à 100 % pour la liberté et les droits de la femme et de l’enfant », tel est le message inscrit sur les calicots qu’elles transportaient. « La journée est une occasion pour dire non aux viols et violences sexuelles dont les femmes sont victimes. Elle doivent songer à leur avenir », a déclaré la coordinatrice de Apeo, Annie Rubuye.Les manifestantes ont remis un mémorandum à l’administrateur de territoire adjoint, Pierre Echina wa Lulenda. Les casques bleus pakistanais de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en Rd Congo (Monuc) a remis une assistance en vivres et non vivres aux épouses des militaires et policières cantonnés dans le territoire de Walungu. Ils ont remis de la nourriture et plusieurs biens aux malades admis dans l’hôpital du Fonds social du Kivu (Fski). Sur le territoire insulaire d’Idjwi dans le lac Kivu, le défilé des dames est parti de Kashara centre jusqu’à la paroisse de Kashofu où une messe d’action de grâce. Les banderoles décriaient les violences sexuelles et la prime scolaire. La manifestation était organisé par l’association féminine ‘Nguli y’abazere’.A Uvira, les femmes ont marché et affiché sous une forte pluie des calicots réclamant « la paix, le progrès et la parité ». Plusieurs d’entre elles ont témoigné que c’est la première fois que la Jif était célébrée avec autant d’enthousiasme depuis plusieurs décennies.Même effervescence à Baraka, Makobola, Fizi centre et Kilembwe dans le territoire de Fizi où les femmes ont protesté contre les violences dans les hauts plateaux de Minembwe et ailleurs. |