Les activités socio-économiques reprennent progressivement dans plusieurs entités du territoire de Walungu, après des affrontements survenus au cours des deux derniers mois.
Selon notre correspondant rural, les écoles, marchés, transports en commun et autres activités retrouvent leur rythme habituel. À Walungu centre et ses environs, les établissements scolaires fonctionnent normalement, tout comme les activités agricoles. La vie quotidienne a repris son cours et le transport en commun sur la route Bukavu-Walungu est effectif malgré l’état déplorable de la chaussée, ajoute notre source.
Dans le groupement de Kaniola, la situation sécuritaire est relativement calme, alors qu’il ne passait pas une semaine sans que des affrontements soient signalés entre parties belligérantes, selon des sources de la société civile locale.
Avec le retour au calme, les organisations humanitaires sillonnent la région pour s’enquérir de la situation et apporter éventuellement une assistance à la population. Sur l’axe Burhale-Mulamba, la situation est calme et les déplacés regagnent progressivement leurs habitations, précise un acteur humanitaire ayant requis l’anonymat.
Les structures sanitaires continuent de rendre des services aux nécessiteux, malgré l’insuffisance d’intrants pour la prise en charge des patients. Par ailleurs, les activités religieuses se déroulent normalement dans toutes les églises locales, avec des cultes organisés pratiquement chaque dimanche.
Les principaux défis restent le mauvais état des routes et la fermeture des bureaux des entités étatiques, notamment au niveau des groupements et chefferies.
Dans le groupement d’Izege, la vie reprend peu à peu malgré un nombre important de déplacés venus d’autres régions. Sur place, les habitants vivent dans la peur permanente et le traumatisme suite aux événements vécus au cours des dix derniers mois. Ils espèrent le retour d’une paix durable, gage du développement de leur entité.
À ces difficultés s’ajoutent des problèmes liés à la mauvaise qualité ou à la coupure totale du réseau internet, plongeant les habitants dans l’impasse.
Par Samuel Habamungu