Le Cadre de Concertation de la Société Civile de Kabare plaide pour l’amélioration de la situation sécuritaire devenue incertaine dans cette partie de la province du Sud Kivu.
Cette demande intervient après l’assassinat de plus de six personnes dans des attaques d’hommes armés non autrement identifiés à différents endroits sur une période de moins d’une semaine.
Le cas dernier en date est celui qui a couté la vie à trois personnes d’une même famille à savoir Janvier BAGULA, son épouse et leur enfant, assassinés à Kavumu précisément dans le village Kamakombe en groupement de Bugorhe dans la nuit de dimanche à lundi 9 février 2026.
A ce cas s’ajoutent d’autres qui ont été enregistrés dans plusieurs autres entités comme à Ihemba par exemple dans le groupement de Mudusa, où un homme connu sous le nom de Polepole Mulegera a été assassiné dans la nuit du 7 au 8 février.
En date du 03 Février 2026, dans le groupement de Bugobe, le corps sans vie d’un défenseur des droits humains a été retrouvé jeté dans la brousse trois jours après son enlèvement par des inconnus armés, déplore le cadre de concertation de la société civile de Kabare.
Cette structure dénonce également l’attaque d’hommes armés contre les habitations où logent le personnel de l’hôpital général de la Fomulac Katana la semaine dernière, avec un bilan de plusieurs biens des valeurs ont été emportés
Pour Rodrigue Munguakonkwa, coordonnateur du cadre de concertation de la société civile en territoire de Kabare, c’est presque chaque nuit que des paisibles citoyens sont attaqués à différents endroits dans cette partie du Sud-Kivu.
Cette situation plonge les habitants dans une situation de psychose généralisée car n’ayant aucune assurance de se réveiller le lendemain, d’où l’appel à une action urgente afin de mettre pour sécuriser la population et ses biens.
D’autres défenseurs des droits humains dans la zone continuent de dénoncer les cas d’arrestations arbitraires, d’enlèvements et autres formes d’atteinte aux droits humains, invitant les uns et les autres à protéger la vie humaine surtout ne pas se fier aux accusations parfois mensongères des uns contre les autres.
Par Samuel Habamungu