C’est en principe ce mercredi 18 février 2026 à partir de 12 heures que doit entrer en vigueur le cessez-le-feu entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le mouvement AFC/M23.
L’annonce avait été faite le jeudi 11 février par la Présidence angolaise, après une rencontre tenue à Luanda entre le président angolais João Lourenço, son homologue togolais Faure Gnassingbé, le président congolais Félix Tshisekedi et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.
Dans un communiqué, la Présidence de la RDC avait pris acte de l’initiative angolaise et salué les efforts en faveur d’un retour durable à la paix et à la stabilité dans la région des Grands Lacs.
De son côté, l’AFC/M23 avait exprimé son intention d’observer ce cessez-le-feu si le gouvernement respectait ses engagements.
Pendant ce temps, la société civile forces vives du territoire de Fizi appelle à l’instauration de mesures de confiance pour garantir l’effectivité d’un cessez-le-feu réel sur le terrain.
Pour son président, Maître Jacques Alimasi, les différents processus – de Washington à Luanda en passant par Doha – ont déjà évoqué des cessez-le-feu sans empêcher la reprise des combats. Il affirme que sans mesures concrètes de confiance, l’initiative issue du processus de Luanda risque d’échouer.
Il fait également état de combats signalés dans plusieurs localités de Fizi, notamment à Point Zéro et Minembwe. Selon lui, la population en a assez des violences et appelle à plus de responsabilité.
Maître Jacques Alimasi est joint au téléphone.
Par ailleurs, la situation sécuritaire demeure tendue dans les moyens plateaux de Lemera, en territoire d’Uvira, depuis le lundi 16 février 2026.
Selon des sources de la société civile à Lemera et à Sange, des affrontements opposent les résistants Wazalendo à la coalition AFC/M23 dans plusieurs villages des groupements de Kigoma et Lemera, en chefferie des Bafuliru, aux environs de Mulenge.
Ces combats ont provoqué le déplacement des populations des villages de Kanga, Rugeje, Kabere, Kahungwe et Mubere vers la cité de Sange et le village de Mutarule.
Des tirs ont également été entendus au centre de Lemera, entraînant de nouveaux mouvements de populations vers Magungubwe, Katala, Shongo et d’autres zones de brousse.
À Sange, la peur a gagné les habitants après des coups de feu entendus dans les collines surplombant la plaine de la Ruzizi. Les activités ont été paralysées durant un moment, indiquent nos sources.
À Kavumu, situé à 30 kilomètres au nord de Bukavu, un calme précaire règne au centre commercial après des échanges de tirs survenus vendredi 20 février 2026 entre des éléments de l’AFC/M23 et des combattants Wazalendo.
Selon des témoignages, l’incident serait lié à la présence présumée de combattants Wazalendo venus se faire soigner dans une structure médicale locale. Après des opérations de vérification menées notamment au Centre Médical Mixte de Kavumu puis au Centre Hospitalier de Kavumu, un homme présenté comme membre des Wazalendo aurait été interpellé. La tension est ensuite montée, entraînant des affrontements armés et un mouvement de panique généralisé. Le bilan provisoire fait état de deux civils blessés par balles et d’importants dégâts matériels au marché. Le calme est revenu plusieurs heures plus tard, permettant une reprise timide des activités.
Par la Rédaction