Alors que la communauté internationale a dédié le mois de mars à la revendication des droits des femmes sur tous les plans, dans plusieurs territoires de la province du Sud-Kivu en RDC, les femmes continuent de faire face à plusieurs défis, particulièrement celui lié à l’accès aux soins de santé.
La situation s’est aggravée avec l’intensification des combats entre les troupes de l’AFC/M23 et les Forces armées de la RDC, appuyées par les Wazalendo.
Il ressort que ces affrontements ont provoqué un isolement de plusieurs territoires face aux grands centres d’approvisionnement, rendant difficile l’acheminement de l’assistance humanitaire, le développement des programmes de santé spécifiques aux femmes et l’accès aux structures sanitaires.
Des milliers de femmes ont été contraintes de fuir leurs villages pour vivre, les unes comme des réfugiées et d’autres dans des camps de déplacés ou encore dans la brousse, une situation qui les éloigne de toute possibilité d’accéder à des soins de santé de qualité.
Certaines d’entre elles qui se rendent à l’hôpital ne reçoivent que des soins très limités suite à l’insuffisance, voire la rupture d’intrants dans plusieurs zones, alors que d’autres choisissent carrément les chambres de prière ou l’automédication, s’exposant ainsi à des risques élevés de décès.
Pour Judith Maroyi, membre du club Zaidan Katalan et défenseure des droits de l’homme, en ce mois dédié à la revendication des droits des femmes, les parties en conflit devraient respecter les textes qui interdisent certains actes, quelle que soit la guerre.
Elle rappelle que la femme a droit à un accès facile aux soins de santé, même en temps de guerre. Judith Maroyi recommande le respect des droits des femmes, surtout en matière de santé.
Judith Maroyi plaide également pour le renforcement des capacités et des sensibilisations à l’endroit du personnel soignant afin qu’il soit à mesure de prendre en charge les besoins sexospécifiques de santé pendant la prise en charge.
Ce membre du club Zaidan Katalan encourage le dialogue qui doit prioriser, selon elle, la protection des infrastructures sanitaires et l’accès aux soins de santé de qualité, mais aussi l’ouverture d’un couloir humanitaire.
Par Mapendo Linda