Les résolutions des Nations unies ne suffisent pas, à elles seules, pour ramener la paix en République démocratique du Congo. Leur efficacité dépend également de la volonté des acteurs concernés de les mettre en œuvre. C’est l’analyse du Dr Joseph Baraka, directeur de l’Institut Patrice Emery Lumumba, au lendemain des échanges consacrés mardi dernier à la situation en RDC au Conseil de sécurité des Nations unies, à New York.
La mise en œuvre des résolutions en question
Pour Joseph Baraka, l’adoption des résolutions internationales ne garantit pas automatiquement leur application sur le terrain. Il estime que leur efficacité dépend notamment de l’engagement des différentes parties concernées.
Concernant le Rwanda, l’analyste considère que les mesures de pression peuvent produire des effets lorsqu’elles sont cumulées avec d’autres démarches.
Kinshasa appelée à définir une « grande stratégie »
Face aux dimensions militaire, diplomatique et stratégique de la crise, Joseph Baraka appelle Kinshasa à se doter d’une « grande stratégie lisible ».
Selon lui, cette approche devrait permettre à la RDC de mieux articuler ses actions sur les différents fronts de la crise.
La question des FDLR et de l’AFC/M23
L’analyste évoque également la question des FDLR, présentées par Kigali comme l’un des points de blocage dans les discussions.
Joseph Baraka estime qu’une issue doit également être trouvée aux revendications de l’AFC/M23, afin de parvenir à un compromis dans le cadre des différents processus de dialogue.
Des questions internes à régler
Au-delà de la dimension sécuritaire, Joseph Baraka estime que les Congolais doivent également s’attaquer aux questions liées à la gouvernance, au processus électoral, à la Constitution et au dialogue politique.
Il plaide pour que ces questions soient réglées de manière consensuelle et dans le respect des lois de la République.
Par Omeur Mudekereza