Certains conducteurs de motos tricycles, communément appelées Bajaj, dénoncent des mauvais traitements et des tracasseries qu’ils disent subir de la part de personnes se présentant comme des agents chargés de la régulation de la circulation routière à Bukavu. Ces plaintes concernent notamment les axes Kamagema-Essence, Essence-Nyawera et Essence-Place de l’Indépendance.
Selon ces conducteurs, les tracasseries se manifesteraient par des arrestations répétées pour des faits de mauvais stationnement, la saisie de leurs engins sous différents prétextes qu’ils jugent injustifiés, ainsi que l’exigence de sommes d’argent dont la destination reste, selon eux, difficile à identifier.
Ce lundi 26 octobre 2026, certains conducteurs de Bajaj ont décidé d’observer une journée sans activités pour protester contre les pratiques qu’ils attribuent à certains agents en uniforme et à d’autres personnes en tenue civile qui se présenteraient comme des agents de l’ordre.
Rencontrés par un reporter de Radio Maendeleo sur leurs lieux habituels de stationnement, ces conducteurs disent ne pas comprendre pourquoi ils font l’objet de ce qu’ils considèrent comme une chasse à l’homme, alors qu’ils affirment être en règle avec les exigences administratives, notamment en matière d’assurance et d’enregistrement auprès des services compétents.
Au lieu de se limiter au contrôle des documents de bord, certains agents chercheraient plutôt à les intimider et leur exigeraient des sommes d’argent dépassant leurs moyens, expliquent-ils, évoquant un contexte socio-économique déjà difficile.
Face à cette situation, les conducteurs plaident pour le rétablissement de l’ordre dans leur secteur d’activité. Ils demandent notamment que les endroits autorisés pour le stationnement soient clairement indiqués afin de leur permettre de déposer et de prendre des clients sans s’exposer à des sanctions qu’ils jugent arbitraires.
Entre-temps, ce mouvement de protestation a provoqué des perturbations dans la circulation au cours de la matinée de ce lundi. Sur plusieurs axes habituellement desservis par ces tricycles, leur présence était réduite, contrairement à l’affluence observée les autres jours. Quelques heures plus tard, la situation est revenue à la normale, a constaté Radio Maendeleo.
Par Armelle Byoshibinja (stagiaire)