Les femmes et les jeunes filles sont appelées à apprendre à parler à une personne de confiance et à s’orienter vers les structures appropriées lorsqu’elles sont victimes de violences basées sur le genre. Cette démarche peut les aider à éviter certaines conséquences graves comme l’hypertension, le diabète, les maladies cardiovasculaires et l’isolement social.
Message lancé lors d’une rencontre organisée par la Commission diocésaine Justice et Paix, ce jeudi 05 mars à l’Église Penuel Swahili, en commune d’Ibanda.
Pour ASSIYA KAMONA CIBALAMA, femme musulmane et l’une des panélistes, la majorité des femmes ont tendance à se renfermer sur elles-mêmes lorsqu’elles traversent des difficultés. Pourtant, cette attitude peut progressivement provoquer des conséquences et développer la haine envers les autres.
Rappelant qu’il existe une haine positive et une haine négative, ASSIYA KAMONA indique que la haine entre femmes naît souvent du manque d’acceptation de soi et peut conduire à des conflits, à la division et à la perte de solidarité entre femmes.
Selon elle, mettre ensemble les femmes de différentes confessions religieuses constitue déjà un pas important pour renforcer l’unité, favoriser le dialogue et promouvoir la compréhension mutuelle entre les communautés.
Elle appelle les femmes à apprendre à maîtriser leur langue, en évitant les propos de division qui peuvent détruire les relations et fragiliser la cohésion sociale, surtout pour les générations futures. ASSIYA KAMONA ne parle
De leur côté, les participantes promettent de transmettre ces enseignements à d’autres femmes afin de cultiver l’amour, le respect et la solidarité au sein des communautés et de lutter ensemble contre les violences basées sur le genre.
S’exprimant au nom des participantes, MUSANGA CHIMENE souhaite voir naître une véritable collaboration entre les femmes de toutes les religions pour bâtir une société plus pacifique.
Cette activité a réuni des femmes catholiques, protestantes, musulmanes, kimbanguistes, celles de l’Armée du Salut, des femmes anglicanes et bien d’autres, dans le but de lutter contre les violences basées sur le genre.
Par Myriam Mufano