Il s’observe, depuis quelque temps, une spéculation dans la fixation du prix du carburant dans la ville de Bukavu et ses environs.
Selon un constat de Radio Maendeleo, les prix sont fixés selon la volonté des revendeurs.
À certains endroits, un litre se négocie entre 3 000 et 3 500 FC chez les revendeurs communément appelés Kadafi dans la ville, alors que quelques jours auparavant, il était possible d’en trouver entre 2 600 et 2 800 FC.
Les revendeurs du carburant dans la ville de Bukavu disent avoir haussé les prix car les grossistes ont fait de même. Ils expliquent qu’aucune explication ne leur a été donnée, mais estiment que cela aurait comme origine la guerre en Iran.
L’un des revendeurs du carburant en parle
De son côté, le secrétaire provincial du club des pétroliers au Sud-Kivu affirme que c’est depuis deux semaines qu’il y a spéculation dans la ville de Bukavu sur la hausse du prix du carburant.
Urbain Kange précise que cette hausse est justifiée par la guerre au Moyen-Orient avec notamment la fermeture du détroit d’Ormuz. Il explique que les pays du Moyen-Orient sont les premiers producteurs de pétrole et que, lorsqu’ils sont frappés par la guerre, les conséquences se font sentir dans le monde.
Urbain Kange estime que, dans ce contexte, le rôle des autorités est de mettre en place une politique d’anticipation pour construire des réserves capables de répondre aux besoins du public, mais cela n’est pas encore fait au pays.
Il appelle à la responsabilité des pétroliers afin d’approvisionner la population en cas de crise.
Urbain Kange
Entre-temps, dans la ville de Bukavu, certains conducteurs d’engins, à l’instar des motards, ont déjà commencé à revoir le prix de la course à la hausse, justifiant cela par l’augmentation du prix du carburant.
Par Agathe Mudekereza