Un nouveau cas de suicide a été enregistré dans la ville de Bukavu le vendredi 13 mars 2026. Il s’agit d’un jeune garçon âgé de 23 ans et gérant dans un nganda dénommé Shuga Plaza, situé sur l’avenue Ntwali-Cinéma-Mulikuzi, au quartier Kasali dans la commune de Kadutu, qui s’est pendu dans la matinée.
À en croire le chef de quartier Kasali, Marcellin Ramazani Selela, le jeune garçon s’est réveillé en bonne santé et a commencé à faire le ménage avec ses collègues dans ledit nganda où il travaille depuis environ 3 ans.
Quelques minutes après, ses collègues vont constater son absence prolongée et c’est alors qu’ils vont retrouver son corps suspendu à une moustiquaire, signe d’une pendaison.
Après avoir fouillé son téléphone et mené quelques moments d’enquête, il a été découvert que le jeune garçon avait fait appel à l’un de ses familiers pour lui dire qu’il n’allait pas bien, avant de lui indiquer où se trouvaient tous ses biens, indique le chef de quartier Kasali, Marcellin Ramazani Selela.
Face à la recrudescence des cas de suicide dans la ville, le docteur Philippe Amani Busane, spécialiste en psychiatrie, invite les membres des communautés et les familles à se rapprocher des personnes qui présentent des comportements inhabituels.
Il s’agit notamment de celles qui deviennent brusquement agressives, s’isolent sans raison ou manifestent constamment de la tristesse et de l’angoisse. Selon lui, ces attitudes peuvent constituer des signes d’alerte indiquant qu’une personne traverse une profonde détresse psychologique susceptible de la conduire à développer des idées suicidaires.
Cette situation peut avoir comme origine des problèmes familiaux, économiques, sociaux ou encore émotionnels, indique-t-il.
Il parle également de certains signes révélateurs comme le fait d’être très plaintif, de parler seul ou de murmurer fréquemment, d’exprimer un profond découragement ou d’adopter des comportements rappelant des tentatives de suicide.
Ainsi, il encourage les familles à être particulièrement attentives aux paroles et aux attitudes des personnes qui semblent vivre ce type de détresse. Le docteur Philippe Amani Busaneane
Il souligne que le suicide n’est pas une malédiction, mais un problème de santé mentale et social qui peut toucher n’importe qui.
Pour lutter contre ce fléau, il recommande l’organisation régulière de séances de sensibilisation sur la santé mentale au sein des communautés, des écoles, des églises et des familles.