Les femmes petites commerçantes transfrontalières sont appelées à résoudre pacifiquement leurs différends afin de parvenir à des solutions durables.
Elles sont invitées à recourir à des mécanismes moins coercitifs, au lieu de s’entraccuser ou de se traduire systématiquement en justice au moindre malentendu, une pratique qui freine leur évolution et nuit à la cohésion dans ce secteur.
Cet appel émane des représentantes des femmes petites commerçantes exerçant au poste frontalier à arrêt unique de Ruzizi 2, séparant la RDC et le Rwanda, à partir des villes de Bukavu (Sud-Kivu) et Cyangungu (district de Rusizi).
Selon leurs dires, ce phénomène prend de l’ampleur ces derniers temps, semant la division entre les petites commerçantes des deux pays.
L’une des représentantes, Pascaline SAFARI, fait savoir que les personnes à l’origine de ces actes sont des femmes qui n’appartiennent à aucune coopérative et qui n’ont suivi aucune formation. Elle invite les concernées à s’affilier à des coopératives regroupant les femmes petites commerçantes transfrontalières, afin de bénéficier des formations et apprendre à mieux gérer les conflits et les difficultés liées à leurs activités.
Pascaline SAFARI en parle
Notre source plaide également pour un accompagnement étatique des femmes petites commerçantes durant cette période, afin de leur permettre de mieux mener leurs activités et subvenir aux besoins de leurs familles.
Par Hélène Bujiriri