Le tronçon routier allant de la prison centrale de Bukavu jusqu’à l’Essence Major Vangu sur la nationale numéro 5, sur avenue Route d’Uvira en commune d’Ibanda ne fait que se détériorer du jour au lendemain.
Réhabilitée il y a quelques années, cette route est actuellement exposée à un danger réel de dégradation. Le constat est de Radio Maendeleo après une descente effectuée sur le lieu le vendredi 4 avril 2025.
Sur place, l’on peut constater que tous les caniveaux sont actuellement bouchés. Des mottes de terre en provenance des maisons en construction ou des parcelles en terrassement ont envahi les caniveaux et même une partie de la chaussée à certains endroits.
A plusieurs endroits le long de cette route, l’eau stagne et la route se dégrade progressivement sous les yeux des usagers. De part et d’autre de cette voie, des nouvelles constructions obstruent les systèmes d’évacuation des eaux compromettant ainsi la durabilité de cette infrastructure routière.
Suite à cette situation, les eaux des pluies envahissent la chaussée accentuant les risques d’érosion.
A ceci s’ajoute, l’entreposage des matériaux de construction sur la voie publique notamment du sables, graviers et briques, réduisant la largeur de la route et perturbant la circulation.
Face à ce désordre, plusieurs voix s’élèvent pour appeler les autorités locales à prendre des mesures fermes avant que la situation ne devienne irréversible.
« Avant, cette route nous facilitait vraiment la vie. Mais aujourd’hui, entre les flaques d’eau, les camions garés n’importe comment, et les matériaux de construction qui débordent sur la route, on ne sait plus par où passer. Même les piétons sont obligés de marcher au milieu des voitures. On se sent abandonnés », témoigne un habitant de l’avenue Route d’Uvira.
Le curage des caniveaux, le dégagement immédiat de la voie publique et l’application stricte des normes de construction figurent parmi les mesures urgentes à prendre pour éviter le pire.
Il convient également de signaler la présence de gros véhicules en panne ou en attente de déchargement, stationnés le long de ce tronçon. À certains endroits, des déchets ménagers sont entreposés au bord de la route, faisant craindre une transformation progressive de ces lieux en dépotoirs publics.
Par Omeur Mudekereza