La société civile, sous noyau d’Irhambi-Katana, appelle à la relance urgente des activités d’adduction d’eau potable dans cette partie du territoire de Kabare, confrontée à une grave pénurie.
Son président, Emery Murhula, justifie cette demande par le fait que cela fait plusieurs mois que la cité de Katana est privée d’accès à l’eau potable. Une situation qui affecte près de 16 000 habitants répartis dans plusieurs villages, notamment Kadjuchu, Mwanda, Kabamba, Kabushwa, Ciranga et Chegera.
Selon notre source, cette pénurie serait consécutive à la suspension des activités d’adduction d’eau potable auparavant assurées par l’organisation Mercy Corps, qui desservait Katana et ses environs.
Faute d’alternative, la population recourt actuellement à l’eau du lac, s’exposant ainsi à des maladies hydriques et à d’autres conséquences graves, dont les risques de noyade lors de la collecte de cette ressource.
Emery Murhula indique également que les captages d’eau existants, devenus vétustes, ne sont plus en mesure de produire de l’eau potable. Il alerte sur les risques d’écroulement de ces installations, fragilisées par des constructions anarchiques érigées à proximité.
Il ajoute que même l’eau insalubre à laquelle accède la population reste insuffisante, en raison de la forte pression exercée par les ménages, les structures sanitaires ainsi que les déplacés qui affluent dans la zone.