Les conditions de vie de la population du groupement Mbinga Nord, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, se détériorent davantage. Dans plusieurs villages, notamment Mukwidja, Kiniezire, Karango, Ruhunde, Nyamasasa, Mweha, Muganzo et Kabugizi, les habitants font face à plusieurs difficultés, notamment la destruction de leurs champs à la suite des perturbations climatiques. À cette situation s’ajoute la hausse des prix des denrées alimentaires sur les marchés locaux.
Les prix des produits de première nécessité en hausse
Benjamin Mungazi, président de la Nouvelle Société Civile de Kalehe, l’a indiqué lors d’un entretien avec Radio Maendeleo ce jeudi 1er octobre 2026.
Selon lui, plusieurs produits de première nécessité connaissent déjà une forte augmentation de leurs prix.
La mesure de haricots, qui se vendait auparavant à 3 500 francs congolais, coûte actuellement entre 4 000 et 5 000 francs.
Le prix d’une bouteille d’huile de 1,5 litre est également passé de 4 000 à 5 000, voire 7 000 francs congolais.
Le sambaza devient également difficile d’accès
La situation est particulièrement difficile pour les consommateurs de fretins, communément appelés « sambaza ».
Alors qu’une mesure se vendait auparavant à 1 500 francs congolais, il faut désormais débourser 1 000 francs pour seulement cinq fretins, rapporte Benjamin Mungazi.
Un appel à l’intervention des autorités
Face à cette situation, le président de la Nouvelle Société Civile de Kalehe plaide pour une implication urgente des autorités et des organisations humanitaires afin de réduire les difficultés auxquelles font face les habitants de Mbinga Nord.
Il appelle notamment à des interventions susceptibles de faciliter l’accès de la population aux produits de première nécessité.
Des moyens de subsistance déjà fragilisés
Benjamin Mungazi estime par ailleurs que cette situation risque d’aggraver davantage les conditions de vie des habitants.
Leurs moyens de subsistance sont déjà affectés par les perturbations climatiques et la crise économique liée au contexte de guerre.
Par Myriam Mufano