Les déplacés et autres victimes des catastrophes vivant dans le camp de Kasirusiru I, situé dans le village de Bushushu en territoire de Kalehe, font face à une pénurie d’eau potable depuis trois jours.
Cette situation est due à une coupure intervenue le week-end dernier, à la suite de la vétusté de la tuyauterie et du manque d’entretien au niveau de la source, entraînant une déviation de l’eau vers une autre direction.
Selon Cédric Machara, défenseur des droits humains dans la zone et coordonnateur de la Synergie de Lutte contre les Antivaleurs (SALA), le manque d’eau potable expose la population à un risque élevé de propagation de maladies telles que le choléra, la diarrhée et la fièvre typhoïde.
Il ajoute que même les habitants des zones environnantes viennent s’approvisionner en eau dans ce camp, en raison de la précarité des infrastructures hydrauliques locales, ce qui élargit le nombre de personnes affectées par cette situation.
Face à cette crise, il appelle les autorités et les organisations humanitaires à intervenir en urgence en faveur de cette population.