La surveillance du cessez-le-feu, telle que convenue à Doha lundi dernier entre le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23, est une formalité impérative pour aboutir à la signature d’un accord définitif de paix entre les deux parties.
C’est ce que pense Mick Mutiki, expert en gouvernance sécuritaire et président du cadre de concertation de la société civile du Sud-Kivu, après la signature lundi dernier du mandat issu de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).
Il fait savoir que les deux parties ont réaffirmé leur engagement en faveur du cessez-le-feu, en association avec la CIRGL et la MONUSCO, car aucun dialogue ne peut être envisagé si les combats se poursuivent sur le terrain.
À l’en croire, en invitant la MONUSCO à déployer une mission dans la ville d’Uvira afin de surveiller le cessez-le-feu, cela signifie que les deux parties garderont chacune le contrôle de la zone qu’elles occupent, et que la mission onusienne jouera le rôle d’interposition.
Mick Mutiki estime que cette entente ouvre la voie à une suite favorable du processus de Doha et à une éventuelle organisation d’un dialogue entre Congolais.
Il sied de préciser que cette signature est intervenue sous l’égide du Qatar, en présence des États membres, de l’Union Africaine en qualité d’observateurs, de la République du Togo comme médiateur, ainsi que de la MONUSCO et de la CIRGL.
Par Expedit Kyalu