Neuf personnes, dont cinq femmes, ont déjà perdu la vie lors d’interventions chirurgicales en territoire de Shabunda depuis le mois de novembre 2025.
Ces décès sont liés, selon plusieurs témoignages, à la non-viabilité des structures médicales et au manque de professionnalisme des médecins qui procèdent à ces opérations.
Selon Agnès Sadiki, notable de Shabunda qui alerte, les cinq femmes sont décédées lors d’un accouchement par césarienne effectué dans des centres de santé ne disposant pas de personnel qualifié. Ces pratiques continuent de causer des dégâts humains, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Pour y mettre fin, Agnès Sadiki appelle les autorités à agir urgemment en prenant des mesures préventives, notamment l’interdiction des interventions chirurgicales dans des centres de santé non viables.
Elle invite également les responsables de ces centres à faire preuve de prudence en référant tout cas nécessitant une opération vers des structures capables de les prendre en charge. Les habitants de Shabunda sont, eux aussi, exhortés à se rendre dans des hôpitaux appropriés en cas de maladie nécessitant des soins spécialisés.
En réaction, le médecin chef de zone de Shabunda reconnaît les faits et précise que ces décès sont attribués à des charlatans opérant dans des structures sanitaires non viables. Dans un entretien accordé mercredi 7 janvier 2026, le docteur Shabani Guillaume confirme les neuf décès, dont cinq liés à des césariennes et quatre à d’autres interventions chirurgicales réalisées dans des structures privées non viables.
Il indique que, malgré de multiples alertes et rapports transmis aux autorités compétentes, aucune mesure n’a jusque-là été prise pour mettre fin à cette situation.
Le médecin chef de zone affirme avoir déjà interdit cette pratique, mais estime que davantage doit être fait.
Shabunda : Neuf morts après des interventions chirurgicales non viables depuis novembre 2025