Au cours du mois de mars 2026, 145 cas de violations des droits humains ont été recensés dans les territoires de Shabunda et Fizi, en province du Sud-Kivu. Selon le rapport du Bloc Citoyen Amani, dont une copie a été transmise à Radio Maendeleo jeudi 2 avril 2026, 85 cas concernent Shabunda et 60 Fizi. À cela s’ajoutent 33 cas d’utilisation d’enfants dans les groupes armés.
Le document souligne que la situation des civils reste préoccupante, marquée par une recrudescence des violences dans un contexte de prolifération des groupes armés, d’affaiblissement de l’autorité de l’État et d’impunité généralisée.
Parmi les violations recensées figurent : meurtres, arrestations arbitraires, actes de torture, pillages, extorsions et disparitions forcées. Le rapport met également en lumière la détérioration inquiétante de la situation des enfants, exposés à des violences physiques et psychologiques.
À Shabunda, les violences armées restent intenses, avec plusieurs incidents ayant entraîné des pertes en vies humaines, dont un enfant, et des attaques près des structures sanitaires. À Fizi, la criminalité armée et les attaques ciblées contre les civils entretiennent un climat de peur et perturbent les activités économiques.
Face à cette situation, le Bloc Citoyen Amani appelle les autorités à faire répondre les responsables de leurs actes devant la justice et à veiller au respect des droits de tous. L’organisation recommande également aux structures humanitaires de prendre en charge les enfants forcés d’intégrer les groupes armés et de les accompagner dans leur réintégration sociale.