Le député national élu du territoire de Kalehe Didier Kitumaini salue le rétablissement des réseaux Vodacom Congo et Airtel sur l’ensemble du territoire et plus particulièrement dans le poste d’encadrement administratif de Bunyakiri, actuel chef-lieu provisoire de ce territoire de la province du Sud-Kivu.
Ce rétablissement a été confirmé tôt le matin de mardi 17 février 2026 par plusieurs habitants après plus de trois semaines de coupure brutale et non expliquée.
Peu avant ce rétablissement, le député national Didier Ktumaini avait déjà saisi les Directeurs Techniques de ces maisons de télécommunication sur les conséquences que cette coupure avait provoqué pour les populations locales.
Dans cette correspondance, l’élu du peuple a fait observer que c’est depuis le 19 janvier que les habitants étaient privés de toute communication et des services nécessaires pour leurs activités.
Cette coupure d’internet et des réseaux est intervenue pendant que la communication par voie routière entre Bunyakiri et Bukavu était également interrompue suite à la guerre menée par l’AFC/M23, une situation qui a isolé et asphyxié davantage les populations locales, avait indiqué Didier Kitumaini.
Parmi les conséquences, figurent le non accès aux services financiers mobiles, la difficulté d’assurer les soins d’urgence et de maintenir un minimum de coordination sociale et administrative entre les populations et les structures locales.
« la coupure soudaine de ces services essentiels revient, de facto, à plonger davantage une population déjà vulnérable dans un isolement total, avec des préjudices incalculables, dans le domaine des communications familiales, des activités économiques, de la coordination administrative ainsi que de l’accès aux services financiers mobiles et autres services essentiels », s’est indigné Didier Kitumaini.
Après le rétablissement, il faut réparer les dommages, insiste le député
Avec ce rétablissement, le député national et fervent défenseur des droits des populations martyrisées voudrait voir les responsables des maisons de télécommunication réparer tous les dommages causés aux abonnés durant tout le temps d’interruption.
« plusieurs abonnés ont vu leurs forfaits s’épuiser sans être utilisés alors que d’autres ont eu des difficultés à effectuer les opérations financières avec comme conséquence, la difficulté d’accéder à certains services comme les soins de santé. Nous exigeons donc que les responsables des maisons de télécommunication évaluent tous ces dommages et remettent les abonnés dans leurs droits. Espérant que cela ne se répétera plus, nous exigeons également que la qualité des services soit améliorée surtout dans les zones rurales », insiste Didier Kitumaini.
Il appelle également la population à plus de résilience et à dénoncer toutes les fois que les perturbations sont signalées.