Les affrontements se sont poursuivis entre les troupes de l’AFC/M23-Twirwaneho et les Forces Armées de la RDC appuyées par les Wazalendos dans plusieurs villages des territoires de Mwenga et Fizi dans la province du Sud-Kivu.
Les combats auraient duré pius de trois jours, soit du mardi 13 au vendredi 16 janvier 2026, dans les villages comme Mukoko, Rusakungu et Point Zéro.
Jusqu’alors sous contrôle des FARDC et leurs alliés, le village Point Zéro, situé à la limite entre le territoire de Fizi et celul de Mwenga, serait passé sous contrôle des troupes de l’AFC/M23-Twirwaneho. Il en est de même du village Tuwetuwe, dont une partie se trouve dans le territoire de Mwenga et une autre dans le territoire de Fizi.
Situé à environs 80Km de Fizi centre, le village Point Zéro était devenu le point de concentration de tous les déplacés venus des entités où la guerre était intense comme Mikenge et ailleurs, indiquent des sources de la société civile locale.
Ces nouveaux combats ont alors poussé ces déplacés à faire de nouveaux mouvements, certains vers le village de Mulima ou encore vers Fizi Centre, ajoute un correspondant occasionnel joint à Fizi centre.
Depuis l’intensification des combats, tout accès des humanitaires dans la zone a été compromis et quelques organisations qui pouvaient encore intervenir ont dû fermer leurs portes, une situation qui n’a fait qu’exacerber la crise humanitaire, rapportent des organisations de défense des droits humains sur place.
Dans leurs zones de déplacement, des centaines d’enfants sont toujours privés de leurs droits comme l’accès à l’éducation, aux soins de santé de qualité ou encore aux besoins élémentaires tels que l’alimentation.
En ce qui concerne l’accès à l’éducation, des sources de la société civile estiment à plus de 80% le taux d’élèves qui ne fréquentent plus les écoles dans le territoire de Fizi tout comme dans la ville de Baraka.
Depuis la reprise des cours, au moins 70% d’écoles primaires et secondaires publiques comme conventionnées n’ont pas ouvert leurs portes, indiquent des sources au sein sous division de l’éducation.
Cette situation expose les enfants en âge scolaire à l’errance, aux risques de se faire facilement recruter dans des groupes armés ou alors à grandir dans la rue, ce qui compromet leur avenir, ajoutent les défenseurs des droits humains sur place.
A Misisi et dans d’autres zones, c’est également la terreur qui s’installe avec la présence accrue des éléments armés qui s’illustrent dans des tracasseries, extorsions, arrestations arbitraires et la multiplicité des barrières payantes.
Par Étienne Mulindwa