Accès direct au marché régional, transformation locale du cacao biologique de spécialité de 132 ménages d’agriculteurs et riverains du Parc National de Kahuzi-Biega, au Nord et Sud – Kivu, République Démocratique du Congo », c’est le titre du projet présenté solennellement aux autorités du Parc National de Kahuzi-Biega ce jeudi 22 janvier 2026.
L’objectif de cette activité est d’amener les gestionnaires de cette aire protégée à s’approprier ce projet.
À cette occasion, les membres du consortium qui exécutent ce projet ont passé en revue les résultats des activités réalisées sur le terrain, les défis auxquels ils font face et, en même temps, recueilli les recommandations des participants dont le PNKB et ses partenaires.
Selon Monsieur Thierry Munga, Directeur de la Coopérative « Amkeni Mukulima » et coordinateur du consortium, ce projet est exécuté à Bunyakiri, Nyamirera, Kabenga, Musenge, Hombo et dans une partie du territoire de Walikale.
Ils ont déjà identifié 366 bénéficiaires, dont trois membres par ménage pour les 132 ménages ciblés.
Au moins 125 000 plantules de cacaotier sont en cours de distribution, et des moniteurs formés vont encadrer les bénéficiaires.
Pour le consortium, la permaculture (système de culture intégré et évolutif s’inspirant des écosystèmes naturels) et l’agroforesterie, qui consistent à créer dans les plantations cacaotières une diversité de cultures, y compris la création directe d’emplois pour les jeunes et les femmes propriétaires de ces plantations.
Cela constitue le cheval de bataille qui contribue à diminuer la pression humaine sur le parc.
« C’est un projet qui permet aux bénéficiaires d’accéder à un marché décent et sert de levier à la fois en termes de souveraineté alimentaire et financière », a déclaré Thierry.
Le Directeur Chef de Site du PNK-B, Docteur Arthur Kalonji, a recommandé à ses hôtes, entre autres, de bien réajuster leurs activités en précisant leur apport à l’autosuffisance économique des communautés riveraines du parc qui interagissent dans le cadre de ce projet.
Il a également plaidé pour la prise en compte des peuples autochtones pygmées.
Les membres du consortium ont profité de cette occasion pour présenter quelques produits transformés grâce à certains de leurs partenaires, notamment du chocolat et des dérivés alimentaires, beurre et poudre de cacao. La séance s’est clôturée amicalement.