Pendant que le monde célèbre la Journée mondiale de l’eau le 22 mars de chaque année, plusieurs villages des territoires dans la province du Sud-Kivu sont confrontés aux problèmes d’accès à l’eau potable.
Cette situation résulte de différents facteurs, notamment la diminution du niveau des sources d’eau, les systèmes de captage insuffisants et d’autres déjà délabrés, au même titre que les systèmes de stockage et de distribution.
Le constat est de Radio Maendeleo après plusieurs descentes sur le terrain et en se référant aux messages d’alerte de plusieurs acteurs de développement et défenseurs des droits humains dans différents territoires.
À ces difficultés s’ajoutent l’absence de routes praticables pouvant faciliter l’acheminement des équipements nécessaires à la maintenance des installations hydrauliques, ainsi que la situation socio-sécuritaire liée à la guerre qui a occasionné le départ de plusieurs partenaires intervenant dans le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement.
Pour l’ingénieur Lubala Aaron, du département hydraulique au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, plusieurs sources d’eau ont tari, des sources d’adduction également, compliquant davantage toute possibilité d’accéder à l’eau potable pour plusieurs ménages.
Cette situation est également à la base d’une flambée d’épidémies comme le choléra et autres maladies hydriques dans plusieurs territoires, ce qui affecte la situation sanitaire et économique des familles.
Selon lui, ça fait déjà une vingtaine d’années que les sources de captage d’eau ont été installées dans différents villages. Par manque d’entretien, de renouvellement ou de réalisation de nouveaux captages, l’eau produite est devenue de mauvaise qualité, tandis que d’autres villages en manquent. L’ingénieur
À Bukavu, ajoute-t-il, les sources qui approvisionnent la ville en eau potable sont tellement minimes et ne peuvent plus satisfaire toute la population, surtout avec l’exode rural en raison des conflits armés.
Il recommande aux autorités d’engager les techniciens du domaine, de faire le suivi des rapports produits, mais aussi de former la population à la gestion et au maintien des adductions et sources d’eau dans leurs communautés afin de limiter les risques liés aux maladies hydriques.
Par Agathe Mudekereza