Les organisations de la société civile du Sud-Kivu appellent le Fonds National pour la Réparation des Victimes des Violences Sexuelles liées aux Conflits et des Crimes contre la Paix et la Sécurité de l’Humanité, le FONAREV, à clarifier et formaliser sa collaboration avec les associations d’accompagnement des victimes.
Dans une déclaration rendue publique le weekend dernier, elles recommandent notamment une meilleure consultation des organisations locales, un traitement plus transparent des dossiers des victimes et la prise en compte des bases de données déjà constituées depuis 2023 pour le choix des partenaires.
Selon Me Maurice Mirindi, un des signataires de ce document et rapporteur de la société civile du Sud-Kivu, la récente publication du FONAREV sur la présélection de ses partenaires a surpris plusieurs organisations du Sud-Kivu.
Sans remettre en cause la mission du FONAREV, il se constate néanmoins un décalage entre ses actions et le travail que les organisations locales accomplissent depuis des années, indique Me Maurice Mirindi.
Étant donné que les victimes attendent réparation et justice, il est impératif que le FONAREV s’appuie sur l’écosystème existant pour que son intervention soit efficace et respectueuse des acteurs locaux, ajoute Me Maurice Mirindi.
Les organisations de la société civile du Sud-Kivu signataires de ce document souhaitent ainsi que la collaboration avec le FONAREV se fasse dans un climat de confiance et de respect mutuel, garantissant l’efficacité des actions pour les victimes.
Par Omeur Mudekereza