Les combats se sont poursuivis ce jeudi 29 janvier 2026 entre les troupes Twirwaneho TAR/M23 et les Forces Armées de la RDC appuyées par les Wazalendo dans plusieurs villages de la chaîne des Mitumba en territoire de Fizi et une partie du territoire de Mwenga.
Selon des sources concordantes, toutes les parties gardent jusque-là leurs positions initiales même si l’on note quelques évolutions à savoir Point Zero et Bikyaka pour ce qui est des troupes Twirwaneho alliées à l’AFC/M23 ainsi que Mitumba et Kanguli pour ce qui est de la coalition FARDC/Wazalendo.
Tôt le matin de jeudi 29 janvier 2026, des coups de feu ont été entendus à l’Ouest de Bibokoboko, rapportent des sources de la société civile locale.
À Mukera, dans le groupement de Basimukumba Sud dans le secteur de Mutambala, plusieurs jeunes ont été contraints par les forces combattantes de transporter les munitions de guerre dans les hauts plateaux vers Rugezi, expliquent les mêmes sources dans la zone.
Cette situation a provoqué une paralysie des activités, surtout chez les commerçants et les creuseurs artisanaux.
Entre-temps, c’est la société civile de Fizi qui dénonce les menaces persistantes qui continuent de peser sur le procureur de la République faisant fonction de chef de parquet près le tribunal de paix de Fizi.
En mission d’itinérance à Misisi, dans le secteur de Ngandja, M. Patrick Kasilenge Vatuvanwa a été inquiété par des éléments se réclamant Wazalendo. Le greffier commis à la prison centrale de Kakunga à Fizi a même été brièvement mis aux arrêts durant quelques heures par ces mêmes éléments, dénonce Me Jacques Alimasi, président de la société civile Forces vives de Fizi.
Le motif de ces actes serait que les agents du parquet se seraient illustrés par plusieurs interventions contre des éléments Wazalendo qui, par la suite, ont été libérés.
Pour la société civile, ces genres d’actes traduisent un règlement de comptes contre des agents qui agissaient pourtant en fonction de la loi pour protéger l’ordre public, d’où le rappel à plus de retenue dans un contexte sécuritaire fragile.
Par Étienne Mulindwa