La destruction de l’école conventionnée catholique Chebumba à la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues dans le territoire de Kalehe, en province du Sud-Kivu, ainsi que la situation humanitaire précaire que traversent les déplacés de guerre venus d’Uvira et installés à Kamanyola, dans le territoire de Walungu, font partie des sujets commentés par les médias en ligne jeudi 29 janvier 2026.
Commençons par Kivu Time.com, qui écrit que l’école primaire conventionnée catholique Chebumba, située dans le groupement de Buzi, territoire de Kalehe, a subi d’importants dégâts matériels le mercredi 28 janvier 2026, à la suite d’une pluie diluvienne accompagnée de vents violents. Les infrastructures, les pupitres, les tableaux noirs et les fournitures scolaires ont été en grande partie détruits ou rendus inutilisables.
Selon ce média, les activités scolaires sont actuellement suspendues, plongeant les élèves dans une situation encore plus précaire, dans une région déjà fragilisée par les conflits armés qui touchent l’Est de la RDC.
Face à cette urgence, la direction de l’école appelle les autorités provinciales et les organisations humanitaires à intervenir rapidement afin de réhabiliter les bâtiments et permettre aux enfants de reprendre l’école dans les plus brefs délais, poursuit ce média.
De son côté, Watoto News indique que la ville de Bukavu fait face à une pénurie d’eau potable malgré sa proximité avec d’importantes ressources naturelles comme le lac Kivu et la rivière Ruzizi. Une situation jugée paradoxale qui prive une grande partie de la population d’un accès régulier à l’eau, indispensable à la vie quotidienne, et révèle un problème majeur d’infrastructures et de gestion.
Les enfants sont les plus touchés par cette crise, ajoute ce média. À l’image de Moïse Kilimo, adolescent de Cidasa, et de son frère Étienne, de nombreux jeunes commencent leurs journées par de longues marches dès l’aube pour chercher de l’eau à Panzi. Ce parcours pénible et dangereux les expose à l’insécurité, à la fatigue et leur enlève du temps pour le sommeil et les études, renchérit Watoto News.
Cette réalité concerne plusieurs quartiers de Bukavu, où les enfants deviennent porteurs d’eau au détriment de leur enfance. La pénurie d’eau est ainsi une grave question sociale et humaine qui menace la santé, l’éducation et l’avenir des jeunes. Des solutions urgentes et durables sont nécessaires pour garantir un accès équitable à l’eau potable, précise ce média.
Terminons par La Prunelle RDC, qui indique que les déplacés de guerre venus d’Uvira et installés à Kamanyola, dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu, vivent dans des conditions humanitaires extrêmement difficiles depuis leur arrivée le 17 janvier 2026, à la suite des violences et du retrait du mouvement AFC-M23.
Selon ce média, ces déplacés souffrent d’un manque d’eau potable, de pénuries alimentaires, de l’absence de soins adéquats et de l’interruption de la scolarité des enfants.
Malgré l’aide apportée par certaines organisations humanitaires, les besoins restent largement supérieurs à l’assistance disponible. Ces déplacés manquent d’objets essentiels comme des matelas et des vêtements, et beaucoup d’enfants sont malades ou non scolarisés, faute de places dans les écoles locales déjà saturées.
Plusieurs déplacés, notamment de la communauté Banyamulenge, souhaitent retourner à Uvira, mais seulement si leur sécurité est garantie. Face à l’aggravation de la crise, ils lancent un appel urgent pour une assistance humanitaire plus large et mieux coordonnée, conclut ce média.