Le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 réalisent des progrès substantiels en vue de la conclusion, dans les jours qui suivent, d’un protocole sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire.
Les deux parties conviennent de l’importance cruciale d’assurer une aide humanitaire vitale à la population de l’Est de la RDC.
Ceci ressort du communiqué conjoint entre les représentants du gouvernement de la RDC et ceux de l’AFC/M23, signé au terme du round des pourparlers de Montreux, en Suisse, dans le cadre du processus de Doha.
Au cours des négociations, les parties se sont convenues de respecter toutes les obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit international des réfugiés, selon le cas, et de se référer aux principes fondamentaux de la Constitution de la RDC.
Les parties se sont également convenues de s’abstenir de toute attaque, destruction, enlèvement ou utilisation inutile des biens indispensables à la survie de la population civile, y compris les denrées alimentaires, les zones agricoles destinées à la production des denrées alimentaires, les cultures et le bétail.
Ceci est valable aussi pour les installations d’eau potable, les travaux d’irrigation, les infrastructures et la fourniture des services de télécommunications et d’énergie, ainsi que les installations hospitalières et scolaires, lit-on dans le communiqué.
Les parties se sont accordées de respecter et de protéger les acteurs humanitaires, y compris les intervenants et les bénéficiaires locaux, leurs biens utilisés pour des opérations d’aide humanitaire, et de leur permettre d’opérer en toute sécurité.
Elles se sont convenues, chacune en sa qualité, de faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter que l’aide humanitaire ne soit détournée ou pillée.
Les parties se sont également engagées à ne pas influencer indûment la sélection des prestataires et des bénéficiaires, mais aussi à s’abstenir de toute action susceptible de compromettre l’acheminement de l’aide humanitaire dans les territoires touchés par le conflit.
En plus de ces engagements qui s’inscrivent dans le cadre humanitaire, les parties ont signé un protocole d’accord qui modifie le mécanisme de vérification du cessez-le-feu en incluant le M23.
Le gouvernement, l’AFC/M23 et la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) expriment leur volonté de réaliser, dans un délai d’une semaine, les premières missions de vérification du cessez-le-feu grâce au soutien logistique de la MONUSCO, poursuit le communiqué conjoint.
Dans un délai de 10 jours, les parties se sont engagées à procéder à la libération des prisonniers conformément au mécanisme signé le 14 septembre 2025, dans le souci de continuer à renforcer la confiance.
Il sied de préciser que ce communiqué a été publié au terme des réunions qui se sont tenues du 13 au 17 avril entre les deux parties, à savoir l’AFC/M23 et le gouvernement de la RDC, avec la participation des États-Unis, du Qatar, de la Suisse, de la République togolaise et de la Commission de l’Union africaine.
Par Expedit Kyalu