60 % d’enfants vivant dans la rue à Bukavu y sont à cause du divorce ou de la désunion de leurs parents, 20 % sont victimes d’accusations de sorcellerie, 10 % s’y retrouvent à cause de la pauvreté extrême et 10 % suite aux violences familiales.
C’est le résultat d’une enquête rendue publique par le Bloc Citoyen Amani et consultée par Radio Maendeleo le week-end.
À en croire ce rapport, ces chiffres traduisent une crise sociale profonde, la fragilité des familles et certaines croyances qui exposent les enfants à l’exclusion ou encore à l’abandon social.
Malgré ces conditions difficiles, poursuit ce rapport, les enfants concernés gardent espoir. Beaucoup souhaitent retourner en famille, d’autres espèrent être accueillis dans des centres d’encadrement, alors que plusieurs autres expriment le désir d’apprendre un métier pour assurer leur avenir.
Le coordonnateur de cette structure, JOSUE ASSANI, recommande le renforcement de la médiation familiale, la sensibilisation contre les accusations de sorcellerie ainsi que la création de centres de réinsertion pour favoriser leur réintégration sociale.
Il rappelle que la rue n’est pas un choix pour ces enfants, car ces derniers continuent de croire en un avenir meilleur.
Par Myriam Mufano