Les sanctions du Trésor américain contre l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, s’inscrivent dans le cadre du processus de Doha, dont le dernier round a été modéré par Massad Boulos, conseiller Afrique de l’administration Trump.
Elles sont de nature à exercer une pression sur les parties pour obtenir, dans la mesure du possible, un accord de paix entre les parties.
C’est ce que pense Joseph Baraka, directeur de l’Institut Patrice Emery Lumumba.
Il fait savoir que généralement, le Trésor américain a sanctionné en se basant sur des éléments probants qui prouvent l’implication directe ou lointaine du concerné dans les activités qui apportent appui à l’AFC/M23 en utilisant le dollar américain.
Ces activités sont, entre autres, l’achat de l’armement et la prise en charge éventuelle des acteurs impliqués, estime Joseph Baraka. Selon lui, deux attitudes sont envisageables de la part de Joseph Kabila.
Soit il pourrait se courber en envisageant une issue paisible au travers des négociations de paix, soit il pourrait se radicaliser en assumant le face-à-face, ce qui pourrait entraîner une soudanisation de la RDC à laquelle il avait fait allusion lors de sa dernière sortie médiatique.
Rappelons que le département du Trésor des États-Unis a annoncé, le 30 avril 2026, des sanctions contre Joseph Kabila pour son soutien présumé au M23 et à l’AFC, deux entités impliquées dans le conflit armé à l’Est du pays.
Le Trésor précise que ces sanctions entraînent le gel de tous les biens et intérêts patrimoniaux de la personne visée situés aux États-Unis ou contrôlés par des personnes américaines.
Par Expedit Kyalu