Le médiateur dans le processus de paix de Doha doit jouer un rôle essentiel pour amener les deux parties à respecter leurs engagements.
Sans la rigueur du médiateur ou du modérateur, le processus de Doha risque de s’éterniser au péril des populations qui vivent dans les zones affectées par le conflit.
C’est ce que pense Jean Morau Tubibu, acteur de la société civile du Sud-Kivu et défenseur des droits humains, en réaction aux retards dans la mise en œuvre des derniers engagements signés en Suisse.
Selon lui, le médiateur doit changer d’approche en insistant sur le suivi des engagements avant d’entamer un nouveau round de discussions.
Jean Morau Tubibu invite aussi les Congolais à faire pression sur les gouvernants pour un aboutissement de ce processus de paix qui met sur la même table le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23.
Pour rappel, après le dernier round des discussions menées à Montreux, en Suisse, il était prévu, dans un délai d’une semaine, les opérations conjointes de vérification du cessez-le-feu. Il a été annoncé aussi la libération des prisonniers après 10 jours à dater du 17 avril, date de la clôture des échanges.
Les deux délais sont dépassés, mais aucune des deux activités n’a été réalisée. Du côté de l’AFC/M23, l’on accuse le régime de Kinshasa de ne pas respecter son engagement, ce qui traduirait une duplicité politique et un double jeu.
Dans une communication faite mardi 29 avril, Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23, annonce que son camp poursuit sans relâche le processus de remise des prisonniers au CICR, qui a reçu le mandat de procéder à l’échange de ceux détenus par les deux parties.
Il a alors indiqué qu’à ce stade, aucun prisonnier détenu par le gouvernement de la RDC n’a été libéré. Précisons que le gouvernement de la RDC n’a pas encore communiqué à ce sujet.
Par Expedit Kyalu