Les femmes du Sud-Kivu exigent leur implication dans le dialogue national qui sera convoqué en République démocratique du Congo.
Elles estiment que leur participation est indispensable, étant donné qu’elles figurent parmi les principales victimes des conflits armés et qu’elles maîtrisent les réalités vécues par les communautés sur le terrain.
Cette demande intervient quelques jours après l’accord de principe donné par le président Félix Tshisekedi pour l’organisation d’un dialogue national en RDC.
Selon Solange Lwashiga, secrétaire exécutive du Caucus des Femmes pour la Paix, les femmes, confrontées directement aux conséquences des conflits et des crises politiques, sont mieux placées pour porter leurs préoccupations et contribuer à la recherche des solutions durables.
Elle évoque notamment les questions liées aux droits humains, aux violences sexuelles et aux violences basées sur le genre, qui demeurent parmi les défis majeurs auxquels les femmes sont confrontées au quotidien.
Pour Solange Lwashiga, cette participation ne doit pas être perçue comme une quête de postes ou de responsabilités, mais plutôt comme une contribution à l’élaboration des stratégies capables d’aider la République démocratique du Congo à sortir de la crise actuelle.
Elle encourage ainsi la tenue de ce dialogue, estimant qu’il doit permettre aux Congolais et aux Congolaises de se regarder en face, d’identifier les causes profondes des divisions et de construire les bases d’une paix durable.
Par Hélène Bujiriri