Des étudiants originaires de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, rencontrent des difficultés pour obtenir leur inscription dans certains établissements d’enseignement supérieur et universitaire de Nairobi, au Kenya. Selon des parents ayant accompagné leurs enfants dans la capitale kényane pour les démarches d’inscription, certaines universités auraient refusé d’accueillir ces étudiants en raison de leur provenance d’une zone affectée par les conflits armés.
Des refus liés à la situation dans l’Est de la RDC
Ces parents affirment que les établissements concernés justifient leur décision par des inquiétudes liées à la qualité de l’enseignement dispensé dans les zones affectées par les conflits.
Les étudiants concernés seraient notamment originaires de la République démocratique du Congo, principalement de Bukavu, mais aussi du Soudan et de la Somalie.
D’après les parents, les responsables académiques de certaines universités expliqueraient agir sur instruction du ministère de tutelle dans leur pays.
« Nous sommes venus à Nairobi pour permettre à nos enfants de poursuivre leurs études, mais nous nous retrouvons face à un refus d’inscription en raison de leur provenance », rapportent certains parents.
Des parents craignent une interruption des études
Cette situation suscite l’inquiétude des familles, qui craignent une interruption de la scolarité de leurs enfants et des conséquences sur leur avenir académique.
Les parents appellent ainsi les autorités compétentes à s’impliquer davantage afin de rechercher une solution permettant aux étudiants concernés d’accéder à l’enseignement supérieur.
« L’éducation est un droit essentiel »
Pour ces familles, les conséquences de la guerre et les déplacements ne devraient pas constituer un obstacle à l’accès à l’éducation.
« L’éducation est un droit essentiel. Elle ne devrait pas être interrompue à cause des conséquences de la guerre ou du déplacement des familles », soutiennent-ils.
Les parents espèrent donc une intervention des autorités afin de permettre aux étudiants concernés de poursuivre leur parcours académique dans des conditions normales.
Par Myriam Mufano