Des acteurs sociaux et du secteur de l’éducation appellent le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 à prioriser l’avenir de la jeunesse ainsi que le fonctionnement des instituts supérieurs et universités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans les décisions prises dans le secteur de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).
Un « bras de fer » autour du secteur de l’ESU
Pour Audry Muke, enseignant d’université, les belligérants continuent d’exprimer leur position à travers des décisions prises d’un côté et des contre-mesures de l’autre, une situation qui, selon lui, traduit un véritable bras de fer.
Il s’exprimait ainsi au lendemain de la publication d’une note circulaire portant sur les directives relatives au fonctionnement des établissements de l’ESU à l’occasion de l’ouverture de l’année académique 2026-2027.
Le processus de Doha comme cadre de discussion
Dans une interview accordée à Radio Maendeleo jeudi 24 septembre 2026, Audry Muke estime que les cadres de dialogue existants entre les belligérants, notamment le processus de Doha réunissant le gouvernement congolais et l’AFC/M23, devraient servir à discuter des questions qui divisent les deux parties, notamment celles liées au secteur de l’ESU.
L’enseignant appelle ainsi à la mise en place d’actes de confiance, afin de rassurer les parents, les étudiants et l’ensemble de la population sur l’avenir des établissements d’enseignement supérieur.
La jeunesse au centre des préoccupations
Pour Audry Muke, la situation risque de durcir davantage les tensions sur le terrain et d’affecter le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur, au détriment de la jeunesse qui compte sur ces institutions pour sa formation.
Il estime donc que les questions liées au fonctionnement des universités et instituts supérieurs devraient être discutées dans le cadre des négociations, afin de parvenir à des solutions qui prennent davantage en compte les besoins de la population.
Il en parle au micro de Radio Maendeleo.
Une rentrée académique fixée au 15 octobre
Pour rappel, selon cette note circulaire, la rentrée académique 2026-2027 est fixée au 15 octobre prochain dans les universités et instituts supérieurs situés dans les zones sous administration de l’AFC/M23.
Le document précise que seuls les établissements publics et privés jugés viables ou moyennement viables à l’issue du contrôle de viabilité sont autorisés à fonctionner.
Par Omeur Mudekereza