La situation demeure tendue et incertaine dans plusieurs villages des hauts plateaux de Kalehe principalement dans le groupement de Ziralo au Sud-Kivu. Ceci fait suite aux derniers combats intenses qui ont éclaté entre des combattants Wazalendos et les troupes de l’AFC-M23 notamment le vendredi 1er et samedi 2 Mai 2026.
Des sources locales rapportent que les troupes de l’AFC-M23 ont lancé des attaques contre des positions Wazalendo sur plusieurs collines des villages Kusisa, Nyalugusha, Kafufula et Bushugu qui sont passés sous leur contrôle depuis l’après-midi de samedi dernier.
En plus de ces entités, le centre de Tushunguti et villages voisins seraient également passés sous contrôle des troupes de l’AFC-M23 qui auraient également progressé visiblement dans l’intension de récupérer d’autres entités du groupement de Ziralo dans la chefferie de Buhavu.
Les mêmes sources rapportent que les positions jadis occupées par des combattants Wazalendos comme Bunyangungu, Rambula, Munesha et Brazza ont été incendiées.
Entre temps, des milliers d’habitants sont toujours en déplacement vers des zones jugées stables. Nombreux sont concentrés dans le territoire voisin de Walikale au Nord-Kivu alors que d’autres restent éparpillés dans la brousse ou encore dans le village de Shanje et Numbi.
Précisons que depuis plus de deux mois maintenant, aucune école n’a ouvert ses portes dans cette partie de la province du Sud-Kivu pendant que l’année scolaire tend déjà vers sa fin et les examens certificatifs approchent pour les élèves des classes terminales.
Et plus près dans le groupement de Bugorhe plus précisément dans les villages de Mulangala, Maziba et aux alentours du CRSN/Lwiro, la tension reste vive.
Des combats ont éclaté dans la matinée de samedi 2 Mai provoquant une forte paralysie. Dans des images devenues virales sur les réseaux sociaux, l’on peut apercevoir des élèves en pleins cours mais ont été obligés de se cacher sous les bancs craignant les balles perdues des belligérants.
L’on rapporte des morts notamment ceux atteints par balles et un père de famille qui serait décédé de suite d’une crise cardiaque provoquée par des fortes détonations d’armes dans le village de Lwiro.
Ici, c’est presque tous les jours que des échanges des tirs sont rapportés provoquant une forte psychose et l’arrêt des activités, dénoncent les activistes des droits humains dans la zone qui appellent à une désescalade au profit de la paix.