Plus de 300 relais communautaires venus des zones de santé de Miti-Murhesa et de Katana, en territoire de Kabare, se sont engagés à intensifier les sensibilisations au sein de la communauté sur le respect des mesures barrières afin de limiter la propagation de la maladie à virus Ebola.
Ils ont pris cet engagement à l’issue d’une séance de capacitation organisée en leur faveur le week-end dernier par les autorités de l’AFC/M23.
Le coordonnateur de la cellule de crise sanitaire de la maladie à virus Ebola, le docteur Freddy Kaniki, qui a conduit une délégation dans la zone, explique que le choix porté sur les relais communautaires se justifie par le fait qu’ils constituent un maillon essentiel du dispositif de surveillance épidémiologique et de communication des risques au sein de la communauté.
Il ajoute que la formation a porté sur la détection précoce des cas suspects de la maladie à virus Ebola dans la communauté, la notification des alertes ainsi que l’adoption de comportements préventifs.
Le docteur Freddy Kaniki souhaite voir ces relais communautaires mener une campagne de sensibilisation de porte à porte afin d’informer la population sur les dangers de cette maladie.
Une attention particulière a été accordée au village de Kahungu, considéré jusqu’à présent comme l’épicentre de l’épidémie au Sud-Kivu, d’où la nécessité d’intensifier les interventions communautaires et la mobilisation des acteurs locaux.
Les participants promettent de mettre en pratique les enseignements reçus dans leurs communautés respectives.
À l’issue de cette activité, une visite d’inspection a également été effectuée au Centre hospitalier de Lwiro, toujours en territoire de Kabare, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux d’aménagement en cours.
Soutenus par l’organisation Médecins Sans Frontières Espagne, ces travaux visent à renforcer les capacités d’isolement, de triage et de prise en charge des cas confirmés et suspects, conformément au protocole de gestion des épidémies hautement contagieuses.
Par Alain Kabika