Étendre les campagnes de sensibilisation sur les mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola dans d’autres zones de la République démocratique du Congo contribuerait à renforcer la vigilance communautaire, à prévenir l’apparition de nouveaux foyers épidémiques et à favoriser une détection précoce des cas suspects.
Cette recommandation a été formulée à l’issue d’un atelier de formation des facilitateurs communautaires organisé par Food for the Hungry et clôturé le week-end dernier.
Pour Kilimushi Romain, agent à la Division provinciale de la Santé et facilitateur de cette formation, un bon facilitateur communautaire doit faire preuve d’empathie, maîtriser les langues locales, pratiquer l’écoute active, posséder un bon esprit d’analyse et de communication, tout en étant disponible, intègre et capable d’instaurer un climat de confiance avec les communautés.
Selon lui, ces qualités sont indispensables pour transmettre des messages clairs, crédibles et adaptés aux réalités locales afin d’encourager l’adoption durable des comportements de prévention contre Ebola.
Il souligne également que les facilitateurs communautaires ont la responsabilité de lutter contre les rumeurs et la désinformation, tout en encourageant les populations à signaler rapidement tout cas suspect et à respecter les mesures de prévention.
Il en parle dans cet élément
De leur côté, les participants saluent cette initiative, qu’ils considèrent comme un renforcement essentiel de leurs capacités. Ils s’engagent à mettre en pratique les connaissances acquises, à intensifier les séances de sensibilisation dans leurs communautés respectives et à promouvoir une participation active de la population dans la prévention de la maladie à virus Ebola.
L’un d’eux, Murhula Benjamin, de la zone de santé de Nyatende, en parle dans cet élément
Signalons que cette activité s’inscrit dans le cadre du projet d’intervention rapide contre la maladie à virus Ebola, mis en œuvre par Food for the Hungry dans les territoires de Kabare et de Walungu. Le projet couvre les zones de santé de Nyangezi, Miti-Murhesa et Nyatende.
Par Myriam Mufano