Le Communicateur Républicain (COREP), une structure politique de l’opposition républicaine, propose la mise sur pied d’un présidium sous la direction du prix Nobel de la paix Denis Mukwege pour l’organisation d’un dialogue entre Congolais. Cette organisation l’exprime dans une feuille de route pour le dialogue, qui reprend une série de recommandations adressées aux décideurs politiques.
Un présidium de 13 membres
Dans sa feuille de route, le COREP propose que le présidium soit chapeauté par Denis Mukwege et qu’il connaisse la participation de 12 autres membres, dont 2 du pouvoir, 2 des confessions religieuses, 2 de l’opposition armée, 1 de la société civile et 5 de la communauté internationale.
Au-delà du présidium, cette structure propose la mise sur pied d’un comité de pilotage représentatif et expérimenté, avec des termes de référence adaptés aux réalités congolaises.
Un dialogue réellement inclusif
Le COREP demande que le dialogue soit réellement inclusif, en associant notamment l’opposition armée et l’ancien chef de l’État Joseph Kabila.
Cette feuille de route veut également que la date du dialogue soit réellement connue d’avance et que celui-ci commence au plus tard le 1er novembre de l’année en cours.
Au sujet de la durée, ces assises ne devraient pas dépasser 6 semaines, soit 45 jours, note ce document.
Pas de primes spéciales ni de partage de postes
Par ailleurs, le COREP propose qu’il n’y ait pas de prime spéciale allouée aux acteurs, afin d’éviter une représentativité mercantile, à l’exception du logement, de la restauration et du transport.
À la fin, le dialogue ne devrait pas se solder par un partage de postes, afin d’éviter de récompenser les belligérants, fait savoir cette structure, qui propose par ailleurs l’exclusion des présidents des partis politiques ou des autorités morales de ce dialogue.
Au moins 40 % de femmes dans les délégations
Enfin, le COREP recommande que, dans chaque délégation, la représentation féminine soit de l’ordre de 40 % à 50 % au minimum.
CENCO-ECC à l’origine de l’initiative
Pour rappel, le projet d’organisation du dialogue avait été évoqué en premier lieu par le tandem constitué de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC).
Les deux blocs ont proposé que le dialogue réunisse toutes les parties concernées par la crise congolaise, alors qu’à ce stade, le format proposé par le président de la RDC, Félix Tshisekedi, exclut tous les acteurs qui ont pris les armes contre la République.
Par Expedit Kyalu