La mise en place d’un comité chargé de préparer la création de la commission qui devra organiser le dialogue national en République démocratique du Congo suscite déjà des réserves. Pour Désiré Ntaira, coordonnateur de la structure Communicateurs Républicains (COREP), cette nouvelle étape risque davantage de rallonger le processus censé réunir les Congolais autour de l’avenir du pays.
D’après lui, l’ordonnance présidentielle instituant ce comité fixe de nouvelles conditionnalités qui, selon son analyse, retardent davantage la recherche d’une issue à la crise sécuritaire qui frappe notamment l’est de la RDC.
Désiré Ntaira estime que les populations affectées par les conflits armés dans l’Est attendent surtout une mobilisation urgente des forces vives de la nation autour d’une cause commune : la recherche de la paix.
Il regrette ainsi que les positions exprimées et la procédure annoncée donnent l’impression que le chemin vers ce dialogue reste encore long, alors que la situation sécuritaire exige, selon lui, des actions rapides.
Un comité avant la commission préparatoire
L’ordonnance présidentielle, lue dimanche à la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), précise qu’il s’agit d’un comité chargé de préparer la mise en place de la commission qui organisera le dialogue national.
Le texte précise que ce comité n’est donc pas encore la commission préparatoire du dialogue. Placé sous l’autorité du président de la République, il sera composé d’un coordonnateur, d’un coordonnateur adjoint ainsi que d’experts désignés par Félix Tshisekedi.
Par Expedit Kyalu