Radio MaendeleoRadio Maendeleo
  • ACCUEIL
  • POLITIQUE
    POLITIQUEShow More
    RDC : création du FRN; entre recul démocratique et espoir de sortie de crise en RDC
    8 heures ago
    RDC : la création du FRN pourrait ralentir les négociations de Doha, selon un analyste
    8 heures ago
    RDC : le FRN peut-il débloquer la crise ? Un acteur de la société civile appelle au dialogue
    8 heures ago
    RDC : les restrictions d’entrée au Burundi isolent davantage les habitants de Bukavu et Goma
    2 semaines ago
    RDC : les sociétés civiles du Nord et du Sud-Kivu plaident pour un dialogue global et inclusif
    2 semaines ago
  • EDUCATION
    EDUCATIONShow More
    RDC : deux dates annoncées pour la rentrée académique 2026-2027 dans les deux Kivu
    2 semaines ago
    Bukavu : les élèves finalistes des écoles Ujamaa et Furaha reprennent les cours après l’incendie
    2 semaines ago
    Nord et Sud-Kivu : le Collectif des enseignants, chercheurs, étudiants et intellectuels alerte sur l’avenir de l’enseignement supérieur
    2 semaines ago
    Sud-Kivu : des acteurs sociaux appellent à préserver l’avenir des universités dans le contexte des tensions entre Kinshasa et l’AFC/M23
    2 semaines ago
    Bukavu : des diplômés d’État confrontés à des refus d’inscription dans des universités de Nairobi
    3 semaines ago
  • SOCIETE
    SOCIETE
    Show More
    A la une
    Sud-Kivu : un nouveau président à la tête de l’Eglise du Christ au Congo ECC
    7 ans ago
    Bukavu: le ministère de transport place des panneaux de signalisation pour éviter les embouteillages
    7 ans ago
    Sud-Kivu : Le député national Olive MUDEKEREZA remet des tôles à plus de 10  écoles de Nyangezi
    7 ans ago
    Dernières nouvelles
    Kalehe : des milliers de familles déplacées de Ziralo vivent dans des conditions précaires à Nyabibwe
    8 heures ago
    Bukavu : les abonnés de la SNEL dénoncent des coupures répétées du courant électrique
    8 heures ago
    Sud-Kivu : une organisation plaide pour une meilleure connaissance des droits des jeunes filles
    8 heures ago
    Sud-Kivu : 30 ans après les massacres de Kaniola et Nindja, les victimes réclament toujours justice
    8 heures ago
  • SANTE
    SANTEShow More
    Octobre Rose : un médecin met en garde contre l’utilisation non contrôlée des contraceptifs
    8 heures ago
    Sud-Kivu : près de 1 600 personnes ont bénéficié de soins en santé mentale avec l’appui du CICR de janvier à septembre 2026
    1 jour ago
    Octobre rose : les femmes appelées à se faire dépister régulièrement du cancer du sein
    2 semaines ago
    Sud-Kivu : l’alimentation déséquilibrée et le stress parmi les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires
    2 semaines ago
    Sud-Kivu : 15 décès liés au choléra enregistrés en une semaine, selon la DPS
    2 semaines ago
  • PLUS D’ACTUALITES
    • Sport
    • Environnement
    • Culture
    • Economie
    • Justice
    • Securité
Reading: LWIRO : ENTRE MÉMOIRE, HÉRITAGE ET ESPÉRANCE D’UN RENOUVEAU COMMUNAUTAIRE
Share
Notification
Aa
Radio MaendeleoRadio Maendeleo
Aa
  • ACCUEIL
  • POLITIQUE
  • EDUCATION
  • SOCIETE
  • SANTE
  • PLUS D’ACTUALITES
Recherche
  • ACCUEIL
  • POLITIQUE
  • EDUCATION
  • SOCIETE
  • SANTE
  • PLUS D’ACTUALITES
    • Sport
    • Environnement
    • Culture
    • Economie
    • Justice
    • Securité
Avez-vous déjà un compte ? Sign In
Follow US
© 2023 . Radio Maendeleo. Tous droits réservés.
Radio Maendeleo > Blog > Education > LWIRO : ENTRE MÉMOIRE, HÉRITAGE ET ESPÉRANCE D’UN RENOUVEAU COMMUNAUTAIRE
EducationSocieté

LWIRO : ENTRE MÉMOIRE, HÉRITAGE ET ESPÉRANCE D’UN RENOUVEAU COMMUNAUTAIRE

Last updated: 2026/09/04 at 12:24 PM
Rédaction
Share

Comment préserver l’âme de Lwiro et transmettre aux générations futures les valeurs qui ont fait sa grandeur ?

Par Abel BONANE

Consultant en Finances inclusives, Maître formateur en Initiatives Personnelles et en Gouvernance d’entreprise

Lwiro, bien plus qu’un village : une école de vie

Pour des milliers de filles et fils de Lwiro dispersés aujourd’hui à travers la République Démocratique du Congo et le monde, le simple fait d’entendre prononcer le nom de « Lwiro » suffit souvent à raviver une multitude de souvenirs.

Lwiro n’est pas seulement un lieu de naissance, un village ou une cité scientifique. Lwiro est une mémoire. Une identité. Une histoire commune. Un héritage collectif qui a façonné des générations entières et laissé une empreinte indélébile dans le cœur de ceux qui y ont grandi.

À une époque où la solidarité ne faisait l’objet d’aucun discours parce qu’elle se vivait naturellement, où le respect des aînés allait de soi et où la communauté tout entière participait à l’éducation des enfants, Lwiro représentait un véritable modèle de coexistence harmonieuse.

Chaque enfant grandissait sous le regard bienveillant non seulement de sa famille, mais également de ses voisins, de ses enseignants, de ses encadreurs sportifs, de ses responsables religieux et de toute la communauté. Le respect, la discipline, l’entraide, le travail bien fait et le sens des responsabilités se transmettaient comme un patrimoine précieux, génération après génération.

Une jeunesse façonnée par le sport, la culture, la science et la foi

Les générations qui ont grandi à Lwiro gardent encore en mémoire ces moments simples mais fondateurs qui ont contribué à leur formation humaine.

Les terrains de football étaient de véritables écoles de discipline, d’esprit d’équipe et de dépassement de soi. Les compétitions de basketball et de volleyball développaient la camaraderie, le leadership et le goût de l’effort.

Les célèbres bassins de natation de Lwiro demeurent également gravés dans les souvenirs de nombreux anciens. Ils étaient des lieux de détente, d’apprentissage du courage et de construction d’amitiés qui, pour certaines, ont traversé les décennies.

Les arts martiaux formaient les jeunes à la maîtrise de soi, à la persévérance et au respect des autres. Les jeux de saut, les culbutes et les nombreuses activités récréatives animaient les quartiers et développaient chez les enfants la créativité, l’agilité et la confiance en eux.

Mais Lwiro brillait aussi par son extraordinaire vitalité culturelle.

La salle des conférences du CRSN-Lwiro : un temple de la culture et des talents

Parmi les lieux les plus emblématiques de cette époque figure sans conteste la salle des conférences du Centre de Recherche en Sciences Naturelles de Lwiro (CRSN-Lwiro).

Pour beaucoup d’anciens, cette salle demeure un symbole vivant de l’âge d’or culturel de notre communauté.

C’est là que se jouaient les pièces de théâtre qui faisaient rire, réfléchir et grandir. C’est là que résonnaient les chants, les concerts musicaux, les scénettes éducatives, les spectacles de variétés et les démonstrations artistiques qui rassemblaient toute la population.

* Combien de jeunes y ont récité leurs premiers poèmes ?
* Combien y ont découvert leurs talents de comédiens, de chanteurs, d’orateurs ou d’artistes
* Combien y ont appris à prendre la parole devant un public et à croire en leurs capacités ?

Cette salle était bien plus qu’un lieu de spectacle. Elle était une véritable école de confiance en soi, d’expression culturelle et de citoyenneté.

Les voix qui ont bercé notre mémoire

La vie culturelle et spirituelle de Lwiro s’est également construite autour de chorales qui ont profondément marqué leur époque.

La Chorale UMOJA, dirigée avec passion par Jean-Claude Kazingufu, a longtemps incarné l’unité, l’espérance et la fraternité à travers ses chants qui accompagnaient les grandes célébrations de la communauté.

La Chorale Saint-Georges, sous la direction du Professeur Monfort Bagalwa, a également laissé une empreinte remarquable dans la mémoire collective. Son sérieux, la qualité de ses prestations et son rôle dans l’encadrement de la jeunesse demeurent encore aujourd’hui une source d’inspiration.

À travers ces chorales, de nombreux jeunes ont appris la discipline, le sens de l’engagement, le travail collectif et l’amour du beau.

Le temps inoubliable des « BOUM »

S’il existe un souvenir qui fait encore sourire les anciens lorsqu’ils se retrouvent, c’est certainement celui des célèbres « BOUM » organisées pendant les vacances scolaires.

Ces événements demeurent parmi les plus beaux symboles de la convivialité qui caractérisait alors la jeunesse de Lwiro.

Organiser une « BOUM » demandait de l’énergie, des moyens, de la créativité et surtout une organisation irréprochable. Rien n’était improvisé.

Ces rencontres rassemblaient les jeunes de Kavumu, Katana, Kahungu, Ciranga, Cegera, Kabamba ainsi que ceux de Lwiro et de ses environs : Kayanja, Kankule, Bishibiru et bien d’autres localités encore.

Le temps d’une soirée, les distances s’effaçaient. Les amitiés naissaient. Les talents s’exprimaient. Les rêves se partageaient.

Les « BOUM » étaient de véritables écoles de savoir-vivre, de courtoisie, de respect mutuel et de fraternité. Elles contribuaient à tisser des liens qui demeurent encore vivants aujourd’hui dans la mémoire de toute une génération.

Les initiatives qui ont marqué une époque

Les souvenirs de Lwiro ne seraient pas complets sans évoquer le dynamique Club des Vétérans, symbole de camaraderie, de fidélité et de cohésion entre générations.

Lwiro fut également une terre d’innovation et d’expérimentation.

Parmi les initiatives qui ont marqué les esprits figure le Projet BIKA, porté avec vision par M. Olivier Musheti.
Bien avant que l’on parle largement de développement durable ou d’agriculture intégrée, ce projet avait suscité l’admiration de toute la communauté grâce à son approche innovante associant l’élevage des poissons tilapia à celui des lapins.

Pour beaucoup de jeunes, cette initiative représentait un exemple concret de créativité, d’entrepreneuriat et d’engagement au service du développement local.

Une génération de bâtisseurs qui s’efface progressivement

Aujourd’hui, une page importante de notre histoire est en train de se tourner.

Les femmes et les hommes qui ont construit le Lwiro que nous avons connu, ces gardiens de la mémoire collective et de nos traditions, disparaissent progressivement sous le poids des années.

Avec eux risquent de s’éteindre des récits, des expériences, des savoirs et des valeurs qui ont longtemps constitué le socle de notre cohésion sociale.

Cette réalité nous interpelle profondément.

Que restera-t-il de cet héritage si nous ne prenons pas la responsabilité de le préserver et de le transmettre ?

Entre crise des valeurs et nouvelles espérances

Comme de nombreuses communautés confrontées aux mutations de notre époque, Lwiro fait face à de nouveaux défis.

La précarité économique, l’insécurité persistante, le chômage des jeunes et l’affaiblissement de certains mécanismes traditionnels d’encadrement favorisent l’émergence de comportements préoccupants. Les boissons frelatées, l’oisiveté, la délinquance et diverses formes d’antivaleurs fragilisent progressivement le tissu social.

Mais réduire la jeunesse de Lwiro à cette seule réalité serait profondément injuste.

Une autre jeunesse existe.

Une jeunesse instruite, ambitieuse, créative et profondément attachée à ses racines. Une jeunesse qui rêve d’un Lwiro plus prospère, plus uni et plus dynamique. Une jeunesse qui aspire à mettre son intelligence, son énergie et son savoir-faire au service du développement de sa communauté.

C’est cette jeunesse qui porte aujourd’hui l’espérance du renouveau.

La LIGAARL : gardienne de la mémoire et semeuse d’avenir

Face à ces défis, la Ligue des Anciens, Amis et Ressortissants de Lwiro (LIGAARL) demeure l’une des plus belles expressions de l’attachement des filles et fils de Lwiro à leur terre natale.

Depuis sa création, elle entretient les liens de fraternité hérités de nos aînés et perpétue l’esprit communautaire qui a toujours caractérisé notre terroir.

Elle accompagne les familles dans les moments de deuil, partage les joies lors des événements heureux et continue à faire vivre cette culture de solidarité qui fait la singularité de notre communauté.

L’expérience de la LIGAARL a même inspiré d’autres regroupements de ressortissants de Lwiro, notamment à Kinshasa, preuve que l’esprit de Lwiro dépasse largement les frontières géographiques.

Malgré les défis liés à la situation sécuritaire du Sud-Kivu, à la dispersion de ses membres et aux contraintes économiques, la LIGAARL demeure porteuse d’une ambition noble : contribuer au développement durable de son milieu naturel.

Transformer la nostalgie en action

La nostalgie qui habite aujourd’hui les anciens de Lwiro ne doit pas être un simple regard tourné vers le passé.

Elle doit devenir une force.

Le plus bel hommage que nous puissions rendre à nos parents, à nos enseignants, à nos responsables religieux, à nos encadreurs sportifs, à nos artistes et à tous ceux qui ont contribué à faire de Lwiro ce qu’il était, consiste à poursuivre leur œuvre.

L’heure est venue de renforcer les liens entre générations, de préserver notre patrimoine culturel, d’investir dans l’éducation, de soutenir la jeunesse, d’encourager l’entrepreneuriat et de bâtir ensemble une vision commune pour l’avenir de Lwiro.

Un devoir de mémoire, un devoir d’avenir

L’histoire de Lwiro est une richesse inestimable.

Elle nous rappelle qu’une communauté demeure forte lorsqu’elle sait préserver son identité tout en préparant son avenir.

Le destin de Lwiro ne dépend pas uniquement des circonstances extérieures.

Il dépend surtout de la capacité de ses filles et fils à rester unis autour des valeurs qui ont toujours fait leur force.

* Préserver notre héritage.
* Transmettre nos valeurs.
* Investir dans notre jeunesse.
* Renforcer notre solidarité.

Telle est la mission de notre génération.

Car aimer Lwiro ne consiste pas seulement à raconter avec émotion ce qu’il fut autrefois.

Aimer Lwiro, c’est contribuer chaque jour à ce qu’il devienne demain.

Lwiro nous a beaucoup donné. À notre tour de lui redonner ce qu’il nous a transmis : notre engagement, notre solidarité et notre espérance.

Vous aimeriez aussi

Kalehe : des milliers de familles déplacées de Ziralo vivent dans des conditions précaires à Nyabibwe

Bukavu : les abonnés de la SNEL dénoncent des coupures répétées du courant électrique

Sud-Kivu : une organisation plaide pour une meilleure connaissance des droits des jeunes filles

Sud-Kivu : 30 ans après les massacres de Kaniola et Nindja, les victimes réclament toujours justice

Sud-Kivu : de nouveaux combats entre l’AFC/M23-Twirwaneho et la coalition gouvernementale signalés à Uvira et Mwenga

Rédaction 4 septembre 2026 4 septembre 2026
Share This Article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp LinkedIn Telegram Email Copier le lien Print
Previous Article Bukavu: face aux perturbations dans la desserte en eau, la REGIDESO appelle les abonnés à la patience
Next Article Sud Kivu :le CFR RDC appelle à un renforcement de la sensibilisation sur la santé sexuelle

Nous suivre en direct :

Your browser does not support the audio element.

Ecoutez nos dernières émissions

  • Journal en Français du 14 Octobre 2026
  • Journal en Swahili du 14 Octobre 2026
  • Journal en Français du 13 Octobre 2026
  • Journal en Swahili du 13 Octobre 2026
  • Journal en Swahili du 12 Octobre 2026
  • Journal en Swahili du 12 Octobre 2026

Encore plus d’émissions…

Nous suivre sur les réseaux sociaux

Vous aimeriez aussi

Kalehe : des milliers de familles déplacées de Ziralo vivent dans des conditions précaires à Nyabibwe

8 heures ago

Bukavu : les abonnés de la SNEL dénoncent des coupures répétées du courant électrique

8 heures ago

Sud-Kivu : une organisation plaide pour une meilleure connaissance des droits des jeunes filles

8 heures ago

Sud-Kivu : 30 ans après les massacres de Kaniola et Nindja, les victimes réclament toujours justice

8 heures ago
Previous Next
Radio MaendeleoRadio Maendeleo
© 2025 Radio Maendeleo. Tous droits réservés.
Bienvenue !

Connectez-vous

Mot de passe perdu ?