Une grande partie du littoral du lac Kivu, dans la zone de santé de Katana, en territoire de Kabare au Sud-Kivu, fait face à une pénurie persistante d’eau potable depuis plusieurs années. La situation devient particulièrement difficile pendant la saison sèche, marquée par le tarissement de plusieurs sources utilisées par les habitants pour s’approvisionner.
Plusieurs groupements durement touchés
Les groupements de Bushumba, Lugendo, Ishungu, Luhihi et Irhambi Katana figurent parmi les zones les plus concernées.
Dans plusieurs villages, l’accès limité à l’eau potable expose les populations aux maladies d’origine hydrique. Les habitants doivent parcourir de longues distances pour trouver de l’eau, une situation qui complique davantage leur quotidien pendant la saison sèche.
Certains habitants traversent jusqu’à Idjwi
Dans les groupements de Lugendo et Ishungu, la recherche d’eau pousse certains habitants à se déplacer jusqu’à l’île d’Idjwi. D’autres se rendent dans des villages éloignés, tandis que certains vont jusqu’à Bukavu pour s’approvisionner.
Ces déplacements se font notamment à bord de pirogues, malgré les risques liés à la navigation sur le lac Kivu.
La société civile alerte sur les maladies hydriques
Pour la Nouvelle Dynamique de la Société Civile, noyau de Lugendo, cette situation contribuerait à la persistance de certaines maladies hydriques dans cette partie du territoire de Kabare, notamment le choléra et la fièvre typhoïde.
La structure citoyenne déplore également que, malgré plusieurs années de plaidoyers en faveur de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, la situation continue de se détériorer.
Elle appelle ainsi à des réponses durables pour permettre aux populations du littoral du lac Kivu d’accéder à une eau potable à proximité de leurs villages.
Par Samuel Habamungu