Au moins 43 personnes ont perdu la vie et plus de 1 500 maisons ont été détruites dans des incendies à Bukavu et ses environs depuis juillet 2026, selon les dernières estimations communiquées par des cadres de base. Une nouvelle série de sinistres enregistrée lundi 21 septembre vient alourdir ce bilan déjà préoccupant.
Trois nouveaux incendies en une journée
Deux incendies ont été signalés dans le quartier Nyalukemba, notamment sur les avenues Albert Kayabu et Hewa Bora. Un troisième sinistre s’est déclaré dans le quartier Mosala, sur l’avenue Buholo 1er, dans la commune de Kadutu.
Ces nouveaux cas sont survenus alors que Nyalukemba était encore sous le choc d’un incendie meurtrier enregistré dans la nuit de dimanche à lundi sur les avenues Irambo 1 et 2. Ce drame avait fait au moins cinq morts et détruit plus de 500 maisons, selon les données communiquées localement.
Un bilan humain et matériel qui s’alourdit
Les estimations des cadres de base font état d’au moins 43 décès liés aux incendies depuis juillet et de plus de 1 500 maisons détruites.
Au regard des données démographiques des quartiers touchés et de la concentration des habitations, le nombre de ménages affectés pourrait atteindre environ 4 000, selon ces mêmes estimations.
Appel à renforcer la vigilance
Sur l’avenue Buholo 1er, l’incendie du lundi 21 septembre a consumé 14 maisons et fait trois blessés, d’après le chef d’avenue, Safari Mulikuza Justin.
Face à la répétition des sinistres, il appelle à renforcer la vigilance dans les différents quartiers de Bukavu et plaide pour une assistance en faveur des familles touchées.
« La vigilance de la population doit être renforcée pour faire face à ce fléau à Bukavu », insiste Safari Mulikuza Justin.
Il invite également les habitants à assurer une surveillance accrue de leurs entités respectives.
Des sinistrés toujours dans des conditions difficiles
Pendant ce temps, les familles touchées continuent de passer leurs journées et leurs nuits dans des conditions précaires.
Certaines ont aménagé des abris d’urgence à partir des débris récupérés après la destruction de leurs maisons. D’autres ont trouvé refuge dans des écoles ou des églises, tandis que plusieurs familles sont hébergées par des voisins ou des proches.
La société civile réclame des mesures urgentes
Pour plusieurs acteurs de la société civile, des mesures urgentes doivent être prises en faveur des sinistrés, particulièrement à l’approche de la saison des pluies.
Ils estiment nécessaire de trouver des solutions permettant aux familles affectées de disposer d’un hébergement offrant des conditions de vie plus dignes en attendant leur relèvement.
Par Alain Kabika