Les familles victimes des récents incendies à Bukavu doivent bénéficier d’un site d’hébergement temporaire, en attendant les mesures de sécurisation et les orientations sur leur réinstallation. C’est ce que propose Hervé Amani, acteur de la société civile, après la décision des autorités de l’AFC-M23 d’interdire toute reconstruction sur les sites touchés par les incendies.
Une interdiction jugée responsable
Pour Hervé Amani, cette interdiction est une mesure responsable, puisqu’elle vise à prévenir de nouvelles catastrophes et à mieux protéger les populations.
Mais, estime-t-il, les autorités doivent accompagner cette décision de solutions concrètes pour les sinistrés, notamment en leur offrant un endroit où vivre dignement durant cette période de transition.
Cet acteur de la société civile appelle ainsi les autorités à privilégier la sécurité des vies humaines dans les futures orientations d’urbanisation de Bukavu.
Hervé Amani
Plusieurs facteurs à l’origine des risques d’incendie
Et dans un conseil de sécurité élargi tenu lundi dernier dans la ville de Bukavu par la coordination de l’AFC-M23 pour renforcer la prévention des incendies, plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue des travaux.
Les échanges ont notamment permis d’examiner les facteurs structurels et techniques susceptibles d’aggraver la propagation des incendies. Parmi ceux-ci figurent la forte promiscuité des habitations, les constructions anarchiques, l’insuffisance ou l’inaccessibilité des voies d’accès, les raccordements électriques non conformes, les installations solaires insuffisamment sécurisées ainsi que la faiblesse des moyens d’intervention disponibles.
Renforcer les moyens de prévention et d’intervention
Au chapitre des recommandations, il a été évoqué la remise en état des équipements anti-incendie existants, le renforcement des capacités opérationnelles des services concernés et la mise en place d’un système d’alerte suffisamment accessible et réactif pour permettre une intervention rapide en cas de sinistre.
Une attention particulière devra être accordée aux établissements scolaires implantés dans les zones identifiées comme présentant des risques.
Le Conseil a également souligné l’importance d’une cartographie des zones à haut risque, de la préservation des voies d’accès destinées aux services de secours et de l’identification des sites impropres à la construction.
Par Omeur Mudekereza