Un enfant doit être protégé en toutes circonstances, que ce soit en temps de paix ou en période de conflit armé. Il ne doit pas être soumis à des travaux pénibles, à la violence ou encore être contraint de rejoindre des groupes armés.
Cette interpellation est de Jean Maurreau Tubibu, animateur du Groupe Jérémie et défenseur des droits des enfants, en marge de la célébration de la Journée mondiale contre le travail des enfants.
Faisant référence aux conventions internationales et à d’autres textes nationaux, il rappelle que les droits des enfants ne sont pas annulés en raison de l’existence d’un conflit.
« Même en période de guerre, il est possible de respecter et de faire respecter les droits des enfants, sans les associer aux conflits », prévient Jean Maurreau Tubibu.
En temps de guerre, par exemple, l’enfant ne doit pas être recruté dans des groupes armés ni être utilisé pour le transport d’effets militaires, rappelle ce défenseur des droits humains.
Pour lui, toute la communauté a un rôle à jouer dans l’éducation des enfants, que ce soit la famille, l’école ou la société. Il appelle ainsi les autorités à renforcer les mécanismes de protection des enfants pendant cette période marquée par l’insécurité.
Jean Maurreau Tubibu demande également aux parents de ne pas inverser les rôles en poussant les enfants à effectuer des travaux destinés à subvenir aux besoins de la famille.
À l’approche des vacances scolaires, il les invite à privilégier des activités favorisant l’épanouissement, l’apprentissage et le développement des enfants, plutôt que de les transformer en responsables de famille.
Selon lui, la protection de l’enfant demeure une responsabilité collective qui doit être assurée en tout temps, y compris dans les contextes de conflit armé.