La communauté Banyamulenge demande que justice soit rendue en faveur des victimes du massacre de ses membres survenu en 2024 à Gatumba au Burundi. Cette demande vise notamment à préserver la mémoire des victimes, établir les responsabilités et lutter contre l’impunité.
Message lancé lors d’une activité organisée pour commémorer les 22 ans depuis que ce drame a été enregistré.
Pour RUNEZERWA VINCENT, vice-président de la mutualité Shikama de la communauté Banyamulenge à Bukavu, cette commémoration était une occasion d’honorer la mémoire des victimes et de rappeler les conséquences de ces violences.
Il déplore qu’aujourd’hui encore, des membres de cette communauté continuent d’être victimes de discrimination.
Runezerwa Vicent estime que ces pratiques risquent d’entretenir les divisions et la méfiance au sein de la société, alors que les Banyamulenges, comme les autres communautés, ont droit à la sécurité, à la dignité et à l’égalité.
Il appelle les autorités nationales et internationales à s’impliquer davantage afin de promouvoir la justice, la protection des droits humains et la cohésion sociale.
De leur côté, les survivants du massacre témoignent des souffrances vécues et appellent à tirer les leçons de cette tragédie.
Pour eux, les violences entre communautés ne font qu’approfondir les blessures et fragiliser la cohésion nationale. Ils plaident ainsi pour le vivre-ensemble, le respect mutuel et le rejet des divisions fondées sur l’appartenance ethnique.
L’une des survivantes, Bintu Ydia Muyoboke témoigne.
Cette activité a réuni plusieurs personnalités autour de la nécessité de préserver la mémoire des victimes, de promouvoir la justice et de renforcer la paix et la cohabitation entre les différentes communautés, indiquent les organisateurs.