Une semaine après les incendies qui ont ravagé plusieurs centaines de maisons à Cimpunda et Buholo-Kasha, respectivement dans les communes de Kadutu et Bagira, les familles sinistrées peinent toujours à retrouver des conditions de vie normales. Radio Maendeleo a constaté cette situation lors d’une descente effectuée vendredi 18 septembre 2026 dans les zones touchées.
Des familles dans des abris de fortune
Sur place, certaines familles ont érigé des abris de fortune à partir des vestiges des tôles qui couvraient leurs maisons avant les incendies.
D’autres sinistrés ont trouvé refuge dans des salles de classe de l’Institut de Kadutu, tandis que certaines familles ont été accueillies par des voisins ou des proches.
Pour ceux qui passent leurs nuits dans les abris de fortune, les conditions de vie restent particulièrement difficiles.
« Lorsqu’il pleut, il est difficile de se protéger. Et quand la chaleur atteint son pic, nous souffrons également », témoignent des sinistrés rencontrés par Radio Maendeleo.
Des problèmes de santé déjà signalés
L’exposition aux intempéries commence également à affecter la santé de certaines familles.
Des enfants et des femmes enceintes présentent déjà des signes de maladies, notamment la grippe et le paludisme, rapportent les sinistrés.
Ces familles disent avoir besoin d’une assistance sanitaire, mais aussi d’un accompagnement pour reconstruire leurs habitations détruites par les flammes.
Un appel à l’aide pour le relèvement
Face à cette situation, les sinistrés lancent un appel aux autorités, aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires.
Ils sollicitent notamment une aide pour accéder aux soins de santé et reconstruire leurs maisons afin de retrouver des conditions de vie plus dignes.
Près de 27 morts dans les incendies du 10 septembre
Pour rappel, près de 27 personnes, majoritairement des écoliers, ont péri dans les incendies survenus le 10 septembre 2026 dans les quartiers de Buholo-Kasha, Mosala et Cimpunda, situés dans les communes de Bagira et Kadutu à Bukavu.
Par Myriam Mufano