Les processus de paix de Doha et de Washington, ainsi que les initiatives portées par l’Union africaine, ne viseraient pas à résoudre la crise en République démocratique du Congo.
C’est l’analyse de Bosco Muhemeri, l’un des doyens de la société civile du Sud-Kivu, qui estime que ces démarches servent plutôt à apaiser la frustration des Congolais et à détourner leur attention des enjeux liés à l’exploitation des ressources naturelles du pays.
Dans une analyse consécutive à l’enlisement de la crise sécuritaire, notamment avec l’entrée directe sur la scène politique de l’ancien président congolais Joseph Kabila, Bosco Muhemeri met en doute la capacité des initiatives diplomatiques en cours à apporter une solution durable au conflit.
Selon lui, ces processus viseraient notamment à réduire le sentiment d’abandon exprimé par les Congolais à l’égard de la communauté internationale, sans pour autant s’attaquer aux causes profondes de la crise.
Bosco Muhemeri estime également que ces démarches diplomatiques contribueraient à détourner l’attention de la population, pendant que des multinationales continueraient à exploiter les ressources naturelles de la RDC.
Pour sortir le pays de cette situation, cet acteur de la société civile préconise de mettre fin à l’ingérence étrangère et à ce qu’il qualifie d’impérialisme occidental, une situation que certains auteurs assimilent à une forme de néocolonialisme.
Par Expedit Kyalu