La détérioration continue de la situation humanitaire et sécuritaire dans l’Est de la RDC, marquée par la poursuite des hostilités opposant les forces gouvernementales à I’AFC/M23 était au centre d’une session du conseil de sécurité des Nations Unies.
Elle s’est tenue jeudi 26 mars à New York au siège des Nations Unies sous la présidence de Massad Boulos, conseiller principal du président des Etats Unis pour l’Afrique.
Les représentants des Etats et parties invitées se sont prononcés sur le sujet à l’ordre du jour.
Intervenant en qualité de Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU et cheffe ad intérim de la MONUSCO, Vivian van de Perre a exprimé ses inquiétudes face au décalage persistant entre les initiatives diplomatiques en cours, notamment les processus de Washington et de Doha, ainsi que la facilitation de l’Union africaine, et la réalité sur le terrain.
Elle a, à cette occasion, invité les parties à respecter leurs engagements.
Vivian van de Perre a appelé au respect du droit international humanitaire ainsi qu’à la protection du personnel humanitaire afin qu’il ne soit plus pris pour cible par les protagonistes en faisant référence au bombardement de la résidence d’un membre du personnel de l’UNICEF.
Elle aussi demandé la réouverture des aéroports de Kavumu et Goma pour les vols humanitaires et ceux de la MONUSCO.
Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique de la Maison Blanche, a livré un message clair et ferme au nom de l’administration Trump..
Saluant les progrès enregistrés grâce aux accords de Washington signés le 4 décembre 2025, il a cependant exprimé la profonde déception » des Etats-Unis face à l’escalade récente qu’il qualifie de violation directe de ces accords.
Il a réitéré l’appel en faveur de la levée des mesures défensives et du retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire de la RDC, ainsi que du respect total de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de la RDC.
Massad Boulos a également souligné la nécessité pour le gouvernement de la RDC de neutraliser les FDLR dans les zones sous son contrôle, car ces mesures sont essentielles pour répondre aux préoccupations en matière de sécurité qui ont alimenté la méfiance et l’instabilité dans la région.
Le représentant du Rwanda a évoqué une forte escalade des frappes de drones et des attaques aériennes visant des zones peuplées à Goma et Minembwe qui ont fait des victimes civiles.
S’exprimant pour le compte de la RDC, Zenon Mukongo représentant de la RDC auprès des Nations Unies a exprimé sa désolatión face à la poursuite des hostilités dans l’Est de la RDC en violation des processus de Doha et Washington.
La RDC réaffirme son droit légitime à restaurer son autorté sur tout son territoire, insiste Zenon Mukongo.
Par Expedit Kyalu