Plus de 2.000 enfants dont l’âge varie entre 8 et 16 ans sont visible dans et autour du site minier situé dans le village LOMERA groupement de LUHIHI en territoire de KABARE.
Ces enfants viennent en majorité de plusieurs villages du territoire de KABARE précisément dans le groupement de LUHIHI et la majorité d’entre a abandonné le chemin de l’école.
Défenseurs des droits humains du milieu et président du Radio club SIMAL de LUHIHI, Pascal Kazamba MUPENDA explique que dans ce site minier, certains de ces enfants s’occupent du transport du sable du lieu d’extraction vers le Lac-Kivu pour le lavage.
D’autres s’occupent de différents travaux dont le creusage et la recherche de petites quantités de sable abandonnés par des creuseurs pour y chercher de l’or.
Pascal Kazamba Mupenda estime que cette présence massive des enfants dans ce site minier est due à l’absence des organisations qui devrait s’occuper de l’encadrement des enfants dans cette partie du territoire de Kabare.
Pour lui, des mesures urgentes devraient être prises pour évacuer ces enfants de ce site minier afin de les épargner des dangers auxquels ils sont exposés.
« Il y a même plus de 2 000 enfants qui travaillent dans cette mine, surtout près du lac Kivu. D’abord, ils transportent le sable, puis ils se rendent au bord du lac pour en chercher davantage. Ils essaient de récupérer le sable abandonné par les creuseurs, et c’est dans ce sable qu’ils extraient de l’or. Ces enfants ont entre 8 et 16 ans. C’est une situation extrêmement dangereuse. La dernière fois, quand on avait commencé les activités minières sur la colline appartenant à un chef de travaux, certaines ONG travaillaient déjà dans un contexte de violence qu’on pourrait qualifier de « raisonnée ».Nous avions tout de même réussi à faire partir les jeunes mineurs. On les avait récupérés et ils étaient retournés à l’école. Il y a aussi d’autres sites, comme celui de Lomera, découvert récemment en janvier. Là-bas aussi, de nombreux enfants sont impliqués. Je ne sais pas comment le dire autrement : ce sont eux les véritables piliers de l’exploitation minière, chose qui n’est pas bonne pour leur éducation malheureusement » s’est indigné Pascal Kazamba MUPENDA
Il demande également aux parents de bien prendre soin de leurs enfants afin qu’ils ne se retrouvent dans pareille situation.
Ce dernier préconise tout de même l’ouverture dans le milieu de centres d’encadrement en métiers où des enfants désœuvrés devraient être formés et non se retrouver dans des sites miniers.
Par Alain Kabika