Les activités socio-économiques sont restées paralysées tout l’avant-midi de ce vendredi 30 janvier 2026 dans plusieurs villages riverains du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), précisément dans les groupements d’Irhambi Katana et de Bugorhe.
Cette situation fait suite aux affrontements qui ont opposé les troupes de l’AFC/M23 aux éléments Wazalendo.
Les hostilités ont éclaté très tôt le matin, vers 3h00, dans le village de Kahungu, en groupement d’Irhambi Katana, avant de s’étendre vers le groupement de Bugorhe, précisément dans les villages Mulangala, Bishibiru, Kabulungu, Mbayo, ainsi que dans d’autres entités voisines.
Nos sources sur place indiquent que les habitants qui se rendaient à leurs champs dans le groupement de Bugorhe ont été contraints de retourner à la maison, suite aux détonations d’armes lourdes et légères entendues dans la zone.
À la suite de cette situation, plusieurs écoles ont renvoyé les élèves à la maison.
L’on signale également un nouveau déplacement des habitants vers le centre commercial de Kavumu, Lwiro et Katana Centre.
Les affrontements récurrents placent les populations de plusieurs entités du territoire de Kabare dans une situation de mouvements habituels de déplacement.
Au cours de cette semaine, les affrontements qui se sont déroulés le mardi 27 et le mercredi 28 janvier 2026 dans le groupement de Bugobe, à Kasirusiru, ont causé d’autres déplacements des populations vers le groupement voisin de Kagabi.
Plusieurs personnes ont également trouvé refuge dans la commune de Bagira, dans la ville de Bukavu, tandis que d’autres ont pris la direction du groupement d’Ikoma, dans le territoire de Walungu.
Une panoplie d’écoles ont fermé leurs portes, indiquent certains défenseurs des droits humains de la place qui ont contacté votre radio.
Il s’agit notamment de l’Institut Notre-Dame, de l’EP Bugobe, de l’EP Kalulu et de l’EP Mwera, des écoles exerçant dans le groupement de Bugobe.
Par samuel Habamungu