Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, appelle les acteurs politiques et les parties impliquées dans la crise en République démocratique du Congo à privilégier le dialogue et les solutions pacifiques.
Il insiste également sur le respect du cessez-le-feu et la protection des populations civiles, dans un contexte marqué par l’apparition du mouvement politico-militaire Front pour la Refondation de la Nation (FRN), dirigé par l’ancien président congolais Joseph Kabila.
Dans un communiqué publié mardi 20 octobre 2026, le président de la Commission de l’Union africaine indique suivre avec attention l’évolution de la situation politique et sécuritaire en RDC.
Mahmoud Ali Youssouf rappelle que la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance condamne les changements anticonstitutionnels de gouvernement, notamment ceux résultant d’une prise de pouvoir par la force ou du renversement d’institutions démocratiquement établies.
Face à cette situation, il souligne la nécessité de préserver les acquis des processus de paix de Doha et de Washington, de mettre en œuvre les engagements pris dans le cadre de ces initiatives, de respecter le cessez-le-feu et de garantir la sécurité des populations civiles.
Le responsable de l’organisation continentale exhorte également l’ensemble des acteurs politiques et des parties concernées à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute initiative susceptible d’aggraver les tensions ou de compromettre les perspectives de dialogue et de réconciliation nationale.
Pour rappel, le Front pour la Refondation de la Nation (FRN) a officiellement lancé ses activités le lundi 12 octobre 2026 à Goma. Ce mouvement, qui annonce la dissolution de l’AFC/M23, est dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.
Selon les signataires de son acte constitutif, le FRN entend mettre fin à ce qu’ils qualifient de tyrannie à la tête de la RDC et proposer une nouvelle orientation politique pour le pays.
Par Hélène Bujiriri