De nouveaux combats ont été signalés dans l’après-midi de mardi 24 mars dernier entre les Forces Armées de la RDC appuyées par les Wazalendo et les troupes de l’AFC/M23 dans les villages de l’axe Lubimbe et Kibandamangobo en territoire de Shabunda.
Des sources sur place indiquent que les combattants Wazalendo ont été les premiers à lancer l’assaut aux environs de 15h mais avant, des messages circulaient déjà interdisant tout mouvement des populations.
Sans bouger les lignes, les combats ont néanmoins durer plusieurs heures avant une accalmie qui s’est installée vers 19h du même mardi 24 mars.
Alors qu’un mouvement timide d’approvisionnement de ces entités en produits manufacturés et autres vivres en provenance de Bukavu était déjà possible, ces nouveaux combats ont provoqué à nouveau un arrêt immédiat.
Des transporteurs œuvrant sur l’axe Bukavu-Nzibira-Evary jusqu’à Kigulube indiquent qu’une formule avait été trouvée pour tenter tant soit peu d’approvisionner la zone malgré les interdictions de passage des engins.
C’est ainsi que les véhicules devaient s’arrêter au niveau de Nzibira, laisser les commerçants charger leurs marchandises sur des motos jusqu’à Lubimbe.
A partir de Lubimbe, ce sont des personnes qui devaient alors transporter ces marchandises sur la tête et marcher plusieurs kilomètres à pieds pour atteindre Nyalumbemba dans l’espoir de trouver à nouveaux des motos pour poursuivre le périple.
Les transporteurs et autres opérateurs économiques de la zone déplorent ce regain de violence. Pour eux, les parties devraient laisser la population respirer en respectant les engagements de cessez-le-feu.
Ils rappellent que lors de ces genres d’affrontements, des milliers des populations sont toujours contraintes de vivre dans la clandestinité et d’autres perdent leurs biens dans un contexte économique déjà fragile, d’où l’appel à plus de responsabilité.